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grossefrise

Numéro 23 - Mars 2009

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grossefrise

Numéro 22 - Décembre 2008

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grossefrise

Numéro 21 - Septembre 2008

Un mot de Patricia
Nos ancêtres les Gaulois…

Fruit de mes lectures de cet été, je vous soumets un texte concernant l’agriculture gauloise. Tiré d’un livre de Régine Pernoud : « Histoire du Peuple français ».
« Après avoir été pasteurs et nomades, à partir de l’an 500 avant Jésus-Christ, les Gaulois, en majeur partie des Celtes, se sédentarisent, groupés en petits peuples avec chacun leur territoire et ils cultivent leur sol. Les forêts sont défrichées depuis longtemps déjà. 
La Gaule est une terre fertile, bien cultivée, où le climat permet une heureuse répartition des ressources.
Nos ancêtres sont d’excellents techniciens agricoles et c’est à eux que l’on doit nombre d’inventions qui ont bouleversé l’agriculture : la  charrue à roues avec avant-train indépendant et coutre mobile. Ils se servent également de la herse que tous les peuples ont adoptée peu à peu. Ils mécanisent l’agriculture et Pline  parle  avec étonnement de leur machine à faucher. Ils se servent également de moissonneuses à dents fixées à une grande caisse évasée où retombent les épis coupés. 
Ils découvrent également la pratique du marnage et du chaulage des terres et les Romains s’ébahissent de voir ce peuple engraisser « la terre par la terre ».
Presque partout dans les plaines  poussent  les blés qui sont alors renommés jusqu’aux confins du monde antique. En même temps  poussent les céréales secondaires : l’épeautre, le seigle, l’avoine et l’orge. Pain et bouillies de céréales constituent la base de l’alimentation et le Pain de la Gaule à la pâte fine et légère sera renommé jusqu’à Rome.
La boisson la plus courante est aussi extraite de ces mêmes céréales. La bière ou cervoise. Le vin n’est pas encore un produit de consommation courante. La vigne n’est encore acclimatée que dans la région méditerranéenne autour de Marseille où l’ont implantée les Phocéens en même temps que l’olivier.
Selon les régions, les Gaulois cultivent leur potager et consomment leurs légumes, principalement l’ail et l’oignon, panais, fenouil et l’asperge en Alsace. Les auteurs antiques notent surtout l’importance des cultures industrielles, le chanvre et le lin pour la fabrication de cordes et de tissus.
Ils cultivent aussi les plantes tinctoriales : la jacinthe et le pastel. La lavande de Provence, l’absinthe de Saintonge, la valériane des Alpes, sont connues pour leurs vertus médicinales et forment la base de la pharmacopée antique.
Les vergers sont moins fournis. Pline ne mentionne guère que les pommes, les pêches et les cerises. Mais un peu partout comme auxiliaire de ces vergers, on élève des abeilles qui fournissent les aliments sucrés et une des boissons favorites : l’hydromel. Les forêts sont également exploitées,  le bois pour la fabrication des charpentes, des maisons, des manches d’outils ; on y chasse ;  les porcs laissés en liberté mangent les glands et ont la chaire la plus fine qui soit.
 Alors que le monde antique ne connaît encore que les amphores de terre cuite, et les outres en peau de chèvre, les Gaulois inventent le tonneau galbé et cerclé de fer.
Ce texte ne concerne que l’Agriculture. Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’élevage des porcs, bovins et chevaux, le gavage des oies dont le peuple Morin s’est fait une spécialité. La charcuterie gauloise sera réputée dans tout le monde antique. Nous n’aborderons pas non plus ici le travail des forgerons et des tisserands.
Ce n’est pas un hasard si Jules César, pour s’imposer à la Rome antique, a tourné très tôt ses ambitions vers cette Gaule riche et prometteuse qui a servi sa gloire. »
Patricia

LA SAGA DES PLANTES TERRESTRES ACTUELLES
Pour les plantes à graines : une troisième voie

Par définition une graine contient un embryon quand elle quitte la plante mère et contient des réserves accumulées après le début du développement de l'embryon. L'origine même de l'embryon n'a aucune importance : fécondation, parthénogenèse, androgenèse ou clonage…
Mais les fougères, même dites à graines, le Gingko et les Cycadales ne sont pas des « plantes à graines », mais des « plantes à spores ». Un peu la même différence entre les animaux vivipares et les ovipares. Pourtant les flores et les ouvrages de vulgarisation ne parlent pas de graines ou de spores mais d'Angiospermes ou de Gymnospermes. Tous ces termes ne sont pas équivalents.
Les plantes à graines dont les organes reproducteurs femelles (ovules) ont juste une petite ouverture pour capturer le grain de pollen, communiquant ainsi directement avec le milieu extérieur, correspondent au groupe des Conifères, qui sont alors classés dans les Gymnospermes. Le nom gymnosperme provient du grec « gumnospermos »  signifiant « semence nue ».
Par contre, les Angiospermes ont leurs ovules enfermés dans une feuille repliée sur elle-même (carpelle) dont l'extrémité développe un système de capture du pollen, le stigmate, extrémité d'un filament plus ou moins long, où le grain de pollen enverra un tube avec les futures cellules mâles.
Ces deux voies actuelles sont aussi anciennes et se retrouvent dans les plantes fossiles.

Mais une troisième voie est existe, avec des plantes ni vraiment Gymnospermes, ni Angiospermes, véritables énigmes, parfois appelées Chlamydospermes, ou Hémi-Angiospermes ou Gnétophytes. Pour simplifier, les ouvrages les placent dans les Gymnospermes…


A : voie Gymnosperme
Ovule nu, communiquant directement avec le milieu extérieur et capturant le pollen au niveau du micropyle.

B : voie Angiosperme
Ovule enfermé dans une feuille repliée et fermée, pollen capturé  par un stigmate, formation d'origine foliaire, éléments mâles conduits dans  un tube jusqu'à l'ovule.


C : troisième voie
Ovule protégé par des feuilles modifiées mais non enfermé et émettant lui-même un style plus ou moins long terminé par un stigmate. L'ensemble fonctionne comme chez les Angiospermes

Chez ces plantes du 3ème type, on connaît actuellement trois organisations différentes. Certains considèrent qu'il s'agit de trois fins de lignées indépendantes, tant les plantes sont différentes. Dans les trois cas, il n'y a qu'un seul genre…

I-Le genre Gnetum formant à lui seul les Gnétales
Comprend une trentaine d'espères, toutes à 22 chromosomes, une seule est arborescente, les autres sont grimpantes. On en trouve en Asie tropicale, en Amérique du Sud et une en Afrique. Cette répartition fait supposer que le groupe existait à une époque où l'Asie et l'Amérique du Sud n'étaient pas séparées. La séparation ayant débuté vers -320 millions d'années (fin du Carbonifère), et un fossile datant probablement du Permien (250 à 270 millions d’années avant nos jours) ayant été identifié, cette troisième voie est donc antérieure aux dinosaures.
Ces plantes ont des feuilles très proches de celles des dicotylédones et des sexes séparés, ce qui reste un caractère ancien.


Gnetum gnemon L.: branche

La forme arborescente Gnetum gnemon, asiatique, fournit des jeunes pousses consommées comme légume. On consomme aussi les graines fraîches ou on en fait de la farine puis des galettes qui sont séchées et frites et font partie des repas traditionnels des Indonésiens.

II – Le genre Ephedra représentant à lui seul les Ephédrales
Comporte une cinquantaine d'espèces, leurs différences sont plus en rapport avec leur contrée de vie qu'avec des différences notables.
Il n'y a que des tiges vertes et pas de feuilles, toutes n'ont que 14 chromosomes et ressemblent à des prêles. Les sexes sont séparés et les fruits rouges ou jaunâtres sont des baies comestibles ne renfermant pas la substance toxique utilisée en médecine: l’éphédrine qui elle est présente dans les parties vertes.
En France existent quelques espèces que l'on distingue en mesurant les articles de leurs tiges ; on distingue Ephedra distachya à articles de 3 à 4 cm, On la trouve des zones méditerranéennes (où elle est protégée) au Finistère sous le nom de "raisin de mer" pour ses fruits. Il existe une forme montagnarde Ephedra helvetica.
Les plantes à articles courts (1 à 2 cm) sont essentiellement méditerranéennes (Ephedra nebrodensis).
Les horticulteurs en proposent un certain nombre d’espèces.


Ephedra distachya

On ignore tout de leur origine. Elles sont considérées comme récentes (moins de 100 millions d'années) mais on a retrouvé en Russie, des fossiles de grain de pollen (pollen très typé) datés de 280 millions d'années.

Iii – La plante la plus extraordinaire, unique : Welwitschia
Une seule espèce : Welwitschia mirabilis
Découverte en 1860 dans le désert aride de l'Angola, Welwitschia mirabilis peut supporter 4 à 5 années sans eau et vivre pendant des siècles !
Elle possède un tronc de 10 à 11 cm de haut et deux feuilles de 2 à 3 m de long qui s’accroissent par leur base, avec des nervures parallèles, comme les monocotylédones, elles sont généralement divisées en bandes longitudinales. La racine, en forme de navet est très longue, pratiquement 2 m, et s'enfonce très  profondément dans le sol.

          

Welwitschia mirabilis


Elle montre d'autres caractéristiques : deux cotylédons à la germination, 42 chromosomes, (ce qui l'éloigne des autres plantes du groupe), des sexes séparés, une photosynthèse du même type que celle des cactus (dite CAM : les échanges gazeux permettant la photosynthèse se font la nuit).
La pollinisation semble assurée par des insectes et non par le vent … On n'en connaît aucun fossile…
Ni Gymnosperme réellement, ni monocotylédone, ni dicotylédone, bien qu'ayant des caractères communs avec tous ces groupes, Welwistchia mirabilis reste un mystère, une curiosité pour les amateurs de plantes.
Cherchons graines (ou plants) de Gnetum et Welwitschia.
Jocelyne.


Le Réveil de la Nature est tombé dans l’éprouvette !

            Septembre, mois essentiel dans l'art difficile du jardinage dans les régions méditerranéennes. Après un été plus ou moins chaud, plus ou moins sec (même si cela n'a pas été totalement le cas cette année) qui correspond dans nos régions à un deuxième hiver, il est temps de remettre la terre en éveil et de la préparer à recevoir les futures plantations avant les pluies probables du mois d’octobre ; le refroidissement général du véritable hiver n'intervenant ici qu'en toute fin d'année. J'applique ici un de mes topiques favoris (Petit Robert : « un topique : un lieu commun » note ed.): on doit s'occuper de la terre avant de s'occuper des plantes. Tout ce qui n'aura pas été fait maintenant ne pourra l'être plus tard et l'on risque fort de se voir contraint durant plusieurs mois à réparer les manquements ou oublis du mois de septembre.
Le sol sur lequel on travaille se décompose en deux parties, à savoir : un sous-sol, partie sur laquelle repose la terre cultivable et la terre nourricière ou sol arable qu'il recouvre. Le sous-sol peux servir, par des labours profonds, d'amendement correcteur si sa nature le permet (exemple : sous-sol sableux et sol argileux ou l’inverse…). Si sa nature est proche du sol arable on peut, toujours par des labours profonds, le mélanger avec la couche supérieure et augmenter ainsi son épaisseur. Dans certains cas le sous-sol peut-être un handicap (affleurement de la roche mère, drainage naturel trop important...). Le sous-sol n’est pas seulement le lieu d’ancrage pour les végétaux à fort développement car il contient également de l'eau, des sels minéraux et de l'air susceptibles de nourrir les plantes y ayant accès. Dans le cas de la luzerne on remarque qu'il y a plus de parties au dessous qu'au-dessus du sol (on récolte jusqu'à 1,20 m de racines). Les plantes par leurs racines corrodent le sous-sol de façon mécanique et chimique et le transforment peu à peu en un sol arable nourricier.

Le sol nourricier ou terre végétale ou terre cultivable ou terre arable (arable venant de araire) [endroit où les plantes peuvent se cultiver et se nourrir] est un mélange inégal de matières minérales (liquides, solides ou gazeuses), de matières organiques issues de la décomposition des matières d'origines animales ou végétales le couvrant et dans une troisième mesure de matières encore vivantes (bactéries, champignons, végétaux, animaux en état de guerre permanente la plupart du temps). Pendant l'hiver et pendant l'été, cette partie vivante du sol entre plus ou moins en léthargie totale. C'est par nos soins qu'il convient de la réveiller et de rendre ainsi le sol plus propice à la végétation (végétation pris dans son sens « croissance des plantes » et non « plantes » prises dans leur ensemble)

L'eau. Un sous-sol correctement entretenu doit contenir entre 2 à 5 % d'humidité en surface et 15 à 25 % d'humidité à 25 cm de profondeur en fin de mois d'août. Un griffage superficiel facilite la pénétration des eaux de pluie ou d'arrosage et évite le ruissellement de l’eau et le lessivage de l’humus.

L'air. On constate, expérimentalement, encore à 30 mètres de profondeur une augmentation et une diminution de la pression des gaz présents. Cette absorption se fait, en gros, de 7 h à 18 heures, et le rejet de 18 h à 7 heures. Là aussi un travail d'ameublissement favorise ce transit aérien nécessaire à la vie de nos sols.

         Ver de terre. Le grand naturaliste Charles Darwin déclarait que chaque parcelle de terre jusqu'à 60 cm de profondeur remontait au moins une fois à la surface en 100 ans.

Engrais et amendements. Les engrais par leur nature sont des apports destinés à améliorer la qualité nutritive de la couche arable. Les amendements sont des apports destinés à modifier et rééquilibrer la nature physique du sol : un sol idéal, outre les matières organiques et les engrais doit avoir en partie à peu près égale : du sable, du calcaire et des argiles. Dans notre région, à part quelques massifs anciens, l'essentiel de nos terrains est de composition argilo-calcaire où le calcaire est un calcaire inactif (pierres de diverses grosseurs). Un amendement pensé, consisterait à apporter du sable et de la chaux [sous forme de chaux éteinte, chaux vive, chaux marnée, lithotame...].
La chaux : la chaux attaque les matières végétales et facilite leur compostage, elle est utilisée essentiellement sur les engrais verts et dans les terrains riches en mauvaises herbes. Elle est utilisée sur les matières azotées (d'origines animales ou végétales) et facilite leur conversion en composés ammoniacaux. Elle corrige les pH trop bas (remarquables par la présence de fougères, bruyères, mousses, joncs...). En se recombinant avec l'acide carbonique présent un peu partout, elle redevient carbonate de chaux qui empêche l'argile d'être trop liante, trop imperméable. Le chaulage se fait toujours en fin d’été sur sol sec. Enfin on ne mélange jamais chaux et fumier pour éviter un fort dégagement d'ammoniaque (appauvrissement du fumier). La chaux mise en présence d'acide sulfurique donne le plâtre qui empêche les composés ammoniacaux de se dissiper lors de la fermentation des fumiers et composts. Le sulfate de chaux cède une partie de son acide et se change en sulfate d'ammoniaque plus stable. D'où l'inutilité d'utiliser du plâtre comme amendement sur des terres où prairies maigres en azote par contre effet remarquable en épandage lors de l'enfouissement de trèfle, sainfoin, luzerne etc.

Composés ammoniacaux. La quasi-totalité des êtres vivants (animaux et végétaux confondus) consomme et restitue des composés ammoniacaux. L'humus, d'où vient le mot humanité, est essentiellement composé de résidus (animaux ou végétaux) qui en présence d'eau et de silice se transforment par une lente alchimie en sels ammoniacaux qui eux-mêmes donnent des nitrites qui à leur tour céderont les nitrates qui seront à nouveau utilisés par les plantes puis par les animaux : le cycle de l'azote est bouclé. Le N de nitrate constitue l'initiale atomique de l'azote, et le pourcentage inscrit après indique la concentration en azote assimilable par les plantes : mention obligatoire devant figurer sur tout sac d’engrais (N. P. K.).
Les Guanos, essentiellement composés d'acide urique, sont donc très riches en composés ammoniacaux. Par contre les composts secs et les fumiers secs sont pauvres en azote c'est pourquoi leur maturation ou compostage ou fermentation doit s'effectuer sur sol étanche (bâche plastique, béton, cuveau...) afin de récupérer les jus (purins) pour les ré arroser : il en va de même avec les lombricomposts. Une précaution qui n'est pas inutile est d’abriter les tas en fermentation du soleil pour éviter une trop grande évaporation de l'ammoniaque et un assèchement toujours préjudiciable à la fermentation. Si les purins récoltés paraissent insuffisants, il conviendra d'arroser de temps en temps avec un peu d'eau qui maintiendra une certaine humidité dans le tas et évitera une trop rapide combustion par un abaissement de le température. Enfin un ajout de plâtre tous les 30 cm d’épaisseur combat également la dissipation de l'ammoniaque par formation de sulfate d'ammoniaque non susceptible de dégradation.

Le phosphore : l'acide phosphorique présent dans la fumée blanche se dégageant d’une allumette enflammée est également présent dans tous les organismes vivants. On retrouve la même quantité de phosphore présent dans 1 kg d'os, dans 70 litres de lait, ou dans 100 kg de blé. C'est pourquoi on usera avec avantage de poudre d'os en épandage sur les sols. L'acide phosphorique combiné à la chaux donne le phosphate de chaux présent dans les matières animales. L'acide phosphorique combiné à la soude donne le phosphate de soude présent dans les matières végétales. Le phosphate de chaux, non soluble dans l'eau, au contact de l'acide carbonique devient soluble dans l'eau.
Superphosphate : il s'agit de poudre d'os combiné à de l'acide sulfurique qui le rend soluble dans l'eau. Le superphosphate enrichi est une re-combinaison de phosphate et d'acide phosphorique.
Des matières animales (cuirs, ongles, crins, sabots, poissons...) combinées à de l’acide sulfurique et des matières phosphatées donne le « superphosphate azoté » ou « super animalité » si proche en composition du guano qu'on le nomme « guano synthétique ».

Le potassium : des mers anciennes en s’évaporant déposèrent leurs sels en couches successives qu'il suffit d'exploiter selon leur profondeur pour trouver : là, chlorure de potassium, là, chlorure de magnésium..                               
Ces sels sont le plus souvent sous forme de sels complexes comme la « carnallite » ou chlorure double de potassium et de magnésium, la « polyhalite » ou sulfate de potassium, de magnésium et de calcium, ou la « kaïnite » ou sulfate de potassium et de magnésium. Ils étaient extraits autrefois des mines de Stassfurt (Autriche) de Gallicie ou d'Alsace.  Ils n'ont réellement été introduits dans l'agriculture comme engrais que vers la fin du XIXe siècle. Pourtant le potassium est présent sous forme de composés dans la plupart des sols. Il est essentiel à la croissance des plantes : il induit la mise à fleurs et donc la fructification  de la plupart des plantes. Il est vital pour le fonctionnement des cellules animales, il remplace le sel alimentaire dans les perfusions à l'hôpital dans le cas de malaises cardiaques mais il sert aussi à exécuter les condamnés à mort américains par injection létale. Le potassium fait partie des éléments essentiels obligatoires à la croissance des plantes de la famille de la pomme de terre, du tabac mais aussi de la betterave et de l'avoine. Le carbonate de potassium est le principal constituant de la potasse fertilisante.

Au vu de ce qui précède, la tentation serait grande de réaliser soi-même son engrais complet. Or s’il est conseillé de bien connaître les carences de son sol pour y remédier, par un apport en engrais simple ou en amendement, il est également déconseillé de réaliser soi-même des mélanges supposés complets mais parfois instables : il n'est que de se souvenir des dégâts causés par l'explosion de l'usine A. Z. T. à Toulouse où un des composants mis en cause dans l’explosion  était un engrais.
Deux substances en se combinant peuvent donner naissance à une troisième dont les effets ne sont pas ceux des deux premières et peuvent être dévastateur. C'est ainsi que fut découvert un certain désherbant systémique très connu… en cherchant un nouvel engrais foliaire…

D’après « la Chimie agricole » de J. H. FABRE (1862).
Patrick


Des fleurs tout l’hiver

En Provence aussi l’hiver est parfois triste, mais il y a des fleurs en cette saison et même un débutant peut en  profiter


Pour un coup d’éclat rapide, quelques pots sur les terrasses, près de l’entrée ou des fenêtres, composés pour résister au froid et vous aurez des couleurs tout l’hiver.
Cachez dans un coin abrité les pots pleins de plantes estivales fatiguées ou bien n’hésitez pas à tout mettre au compost (la terre épuisée aussi) et récupérez les grands pots. Il est préférable d’avoir de grands pots moins sensibles aux variations de température et qui permettent des compositions intéressantes de feuillage et de couleur.
Vous aurez besoin de terreau neuf et bien riche,  de cailloux ou de tessons pour faire une couche de fond drainante, de plantes au feuillage persistant pour créer le volume et la structure et puis de fleurs bien sur !
Parmis les plantes vertes, choisissez des carex pour une envolée verticale, un petit buis pour faire masse, des lierres panachés ou non pour adoucir les bords, ou même un petit romarin retombant si le pot est grand. , et pourquoi pas un chou d’ornement !

Et les fleurs ? Puisez dans les classiques inratables : primevères, petits cyclamen, pensées surtout, permettant les combinaisons de couleurs les plus variées :
Claquante : violet, orange, rose indien
Camaïeu : bleu clair à foncé, violet
Tendre : rose, bleu ciel, blanc
Provençale : jaune et rouge
Pour un effet assez spectaculaire il ne faut pas hésiter à serrer les plantes les unes à côté des autres beaucoup plus que dans des plates bandes et puis ne pas oublier d’arroser !
Choisissez vos plantes fleuries déjà belles chez le pépiniériste en octobre en composant votre mélange favori de couleurs.
Bien sûr on peut semer soi-même ses plantes, les conserver d’une année à l’autre ou les échanger à la Bourse de Trans-en-Provence, c’est très satisfaisant et plus économique … mais aussi beaucoup plus laborieux et difficile, alors, faites vous plaisir, pour une somme raisonnable quelques pots vous donneront du plaisir immédiatement et tout l’hiver.
Michèle


Potager miniature

Dans nos régions le potager est heureux en hiver, et si vous semiez des salades? 

Dans une simple caissette, semez serré des graines mélangées de salade à couper (mesclun, ou composez votre mélange), maintenez le terreau humide et surveillez bien les escargots gourmands.
Pour récolter après quelques semaines, enlever quelques pieds pour faire de la place et/ou couper les feuilles pas trop court. Vous pouvez récolter à nouveau deux ou trois fois à quelques semaines d’intervalle.
Michèle

grossefrise

Numéro 20 - Juin 2008


Un mot de Patricia

Je donne ma langue au chat !!

 

Printemps 2008 : Que de surprises !

Le cytise sauvage (Laburnum) ramené des Alpes de Hautes Provence, n’a pas fleuri cette année. Les pousses vertes s’allongent démesurément. Il est en fleurs partout, le long de l’autoroute dans la vallée du Rhône, dans tous les jardins qui le possèdent. Pourquoi pas chez moi ? Idem pour les glycines : trois grappes misérables ont daigné fleurir sur la bleue de la pergola, et la blanche dont je suis si fière avec ses grappes de presque 80 centimètres de long : pas une seule fleur. Mais qu’ai-je donc fait ou pas fait ?  

J’en perds mon latin.

Les iris n’ont jamais été aussi beaux. Je croyais qu’ils n’aimaient pas l’eau, qu’ils affectionnaient particulièrement les terrains secs et caillouteux, et le rhizome cuisant au soleil !!! Il y en a même un qui n’avait pas fleuri depuis 4 ans, bien sûr un des plus beaux ! saumon bordé de bordeaux, une merveille. Cette année il m’a gratifié d‘une magnifique hampe florale. Qu’ai-je donc fait de plus ?

Alors là, je donne ma langue au chat !

C’est la première fois que nous allons récolter des cerises sur notre « vieux » cerisier. Il a 15 ans et ne donne jamais plus d’un fond d’assiette creuse de cerises. Je désespérais de le voir un jour généreux. Et bien, croyez-moi, cette année nous aurons enfin quelques kilos de délicieuses «Burla »t. Qu’ai-je donc fait ?

Cette fois, je jette l’éponge !

Et que dire du comportement des rosiers …. Ils sont à la fête ce printemps ! Généreux, croulant sous le poids des fleurs. Tous, presque sans exception : évidemment sauf un : « Raubritter », une magnifique rose choux, toute ronde et rose comme une joue de bébé, me fera l’aumône de quelques fleurs éparses et maigrichonnes. Qu’ai-je donc encore fait ?

Bon c’en est trop, je rends mon tablier !

 

Je jure de ne plus faire la fière ! De ne plus être aussi sûre de moi ! De ne plus affirmer qu’il faut de l’eau, pas d’eau, de l’argile, pas d’argile, du drainage, du plein soleil, de la mi-ombre … Je ne suis plus sûre de rien du tout ! C’est pourquoi je donne ma langue au chat, je jette l’éponge, je rends définitivement mon tablier de certitudes. Je serai humble et dubitative, je me contenterai de regarder, de noter mes observations, mais jamais je ne renoncerai…  

Patricia

 

« Pour l’amour d’une rose, le jardinier devient l’esclave de mille épines »

 

Pour la sixième année consécutive  le Château de Sainte Roseline accueillit le 17-18 mai dernier, le salon de la Rose et du Jardinage, sous un « léger » crachin.

Les stands des exposants rosiéristes, pépiniéristes, de décoration, de confiserie avaient répondu présent.

A noter l’arrivée d’une nouveauté : « Line Renaut » (produite par Meilland) une rose de jardin, très très

 

    

 

parfumée, grande fleur rose indien résistante aux maladies, à port érigé, au feuillage vert foncé très décoratif (80-150cm).

N’oublions pas notre herbier géant « Qui s’y frotte, s’y pique », très fréquenté. Nos visiteurs ont certainement été très surpris par l’originalité du thème et les précisions botaniques à foison…mais leurs questions étaient plutôt orientées sur leurs petits problèmes de jardinage.

 

 

Quoiqu’il en soit, ces deux journées nous ont permis d’accroître notre popularité et de nouveaux adhérents grossissent nos rangs.

   Une suggestion à été lancée pour l’année prochaine : « Les plantes du Pastis »

Donnez-nous votre avis !

Hélène ou la petite poule rousse…

 

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière…

(Edmond Rostand,  ‘Chante-merle’)

 

Il pleut, il pleut… mais les nappes phréatiques sont encore loin d'être rechargées : elles dépendent essentiellement de la fonte de neige survenue il y a cinq à dix ans en arrière dans le massif des Alpes et que nous récupérons après un long filtrage.

Pour les puits de surface c'est à peine si leur niveau d’eau s’est élevé, bénéficiant de l'eau de percolation.

Mais si d'aventure entre deux averses vous arrachez l'herbe de votre jardin ou creusez un trou pour y planter un arbuste, vous vous apercevrez rapidement que l'humidité ne dépasse pas la limite de la terre arable, c'est-à-dire les premiers centimètres. Le fond reste imperturbablement sec et dur. Alors que faire ?

C’est  maintenant qu'il faut préparer  l'été :

Réserves d'eau.

Bien que n'appartenant pas à un pays à fortes précipitations, il convient chaque fois que cela est possible de récupérer l'eau qui ruisselle en abondance ou parcimonieusement de nos toitures. Les anciens le savaient bien qui canalisaient cette eau gratuite vers une citerne enterrée ou adossée au nord de la bâtisse. De nos jours les commerces fournissent un certain nombre de barils, citernes, vaches à eau, susceptibles d'être remplis par cette manne céleste. L'économie peut parfois paraître un peu ridicule mais écologiquement et économiquement vous vous y retrouverez.

Rabattre les végétaux.

Nombre de végétaux méditerranéens terminent ou vont terminer leur floraison. Les tiges ce sont, surtout cette année, démesurément allongées pour fleurir. Il convient avant les grandes chaleurs et la sécheresse qui les accompagne de réduire la surface d’évapotranspiration des arbustes et plantes de nos jardins : une taille plus ou moins sévère alimentera, et vos provisions de boutures et votre silo à compost. Les hormones produites par la plante pour fleurir et qui se trouvent actuellement inemployées dans ces bois que vous allez supprimer, pourront être utilement détournées et amenées à favoriser un enracinement encore rapide. Pour ce faire, tailler les tiges sous un noeud et les raccourcir à la longueur d'un crayon à papier, supprimer l'essentiel du feuillage sans toutefois tout enlever, étiqueter et piquer en terre à l'ombre et de préférence au nord d'un mur.

Aérer le sol

Sous le battage incessant des pluies successives, notre sol a été damé, la couche superficielle s'est progressivement tassée et imperméabilisée. Les apports d'eau successifs, naturels ou artificiels, vont donc ruisseler et partiront rapidement à l'égout. Il faut donc par un griffage en surface  briser et émietter cette croûte et la rendre enfin perméable. Autrefois on utilisait un instrument appelé « cultivateur » et composé de 3 griffes terminées par un petit soc prévu à cet usage.

Choix des végétaux

Au fur et à mesure des saisons on pourra se rendre compte de ce qui est adapté et à notre sol et à notre climat. Les succulentes et autres cactus montrent bien, ce printemps, leurs limites d'utilisation. De même, certains autres végétaux : saules, peupliers, rhubarbes montreront dans quelques temps, leurs limites de résistance à la sécheresse… Avant d’acheter une plante il est toujours bon de connaître son origine géographique afin de vérifier son appartenance au groupe des plantes de climat méditerranéen sec.

Planter différemment

Bien qu'il soit un peu tard dans la saison, il faudra repenser, papier et crayon en main, à une organisation parfois légèrement différente de son jardin. En effet tel végétal qui dans la grande majorité de la France est vendu avec la mention « planter au soleil » se portera mieux et réclamera moins de soins si il est planté chez nous en situation mi-ombragée voire totalement ombragée.

Protection contre le vent

Chacun sait quand le soleil tape se ménager un coin à l'ombre pour respirer et farniente. Mais qui songerait à rester exposé sous le mistral quand souffle le grand vent. Bien plus que la chaleur ou le rayonnement ultraviolet c’est le vent soufflant en longues périodes qui met à mal nos plantations non protégées par un brise bise. Et ce, quelle que soit la saison tout au moins pendant les premières années suivant la plantation de nouveaux végétaux. Là aussi les négociants en matériaux proposent rouleaux de brande, de cannisses, de tissus ou grillage fin permettant d'installer rapidement des écrans protecteurs au vent.

Couvre sol

Je pense que l'intérêt des couvre sol n'est plus à démontrer : ils évitent d'une part l'évaporation du sol et d'autre part la stérilisation de la couche superficielle par les rayonnements ultraviolets du soleil. Ils peuvent être de plusieurs natures : vivants, inertes, extrêmes (je place dans cette dernière catégorie les adeptes de la permaculture qui font disparaître leur jardin sous des tas de cartons non seulement disgracieux mais polluants. La protection oui mais à quel prix !).

Un mot pour parler des couvre sol inertes, ce sont ces bâches noires ou vertes et que l'on trouve sur les bords des autoroutes dans lesquelles sont plantés ces pauvres végétaux qui se désespèrent en attendant de mourir.

Les couvre sol vivants ont m'a préférence. Je les classe également en trois catégories : les couvre sol bio, la contre plantation, les plantes couvre sol.

Les couvre sol bio : ce sont ces fumiers, composts, écorces de pins, paillis, fèves de cacao, noyaux d'olives (à récupérer en fin de saison dans les moulins), tontes de gazon, broyages de végétaux (nous ne sommes malheureusement pas au pays du B.R.F.). Ils sont, pour certains, enrichissants, apportant matière azotée et oligo-éléments au sol, pour d'autres ils sont neutres, voire appauvrissants quand ils se décomposent (cas des écorces de pins) mais tous retiennent l'humidité qui est cachée dessous, tous favorisent la renaissance de votre sol, tous protègent contre les ultraviolets.

La contre plantation : c'est une technique qui, à l'inverse de ce qui se faisait au potager, consiste à rapprocher les plantes les unes des autres pour créer des microclimats. Cette association sympathique et symbiotique n'est possible que si le choix des plantes est judicieux. N'associez pas cactus et nénuphars… Pensez besoins hydriques mais également conditions édaphiques (nature du sol).

Enfin il existe, et pour notre plus grand plaisir, une multitude de plantes, dites couvre sol. Il en existe pour le soleil, il en existe pour la mi-ombre, il en existe pour l'ombre la plus complète. Il en existe à racine unique puisant toutes leurs forces en un seul endroit mais il en existe aussi à racines disposées le long de tiges ou de stolons et qui peuvent parfois nous sembler bien envahissantes, mais qui se plaindrait d'une invasion de fleurs dans son jardin... Elles doivent bénéficier au même titre que les autres plantes d'une plantation correcte, d'un soin constant les deux ou trois premières années et d'une fertilisation appropriée à leur nature.

Et quand en plein été, vous aurez sous les yeux des plantes magnifiques, débordantes de santé et préparant en secret une floraison d’arrière saison, éblouissante, vous penserez que : « le blé de mercredi fait honneur à mardi » (Edmond Rostand).

Patrick

 

Voyage botanique du week-end de la Pentecôte

Le Mont Ventoux et ses environs

 

Quatre voitures pleines pour ce voyage annuel de découverte en commun, tout le monde se retrouve samedi matin (plus où moins à l’heure..)  au Jardin de l’Alchimiste à Eygalières. On a beaucoup entendu parler de ce jardin et sa conception est intéressante, liée aux « œuvres » de l’alchimiste par des thèmes de couleur dans des espaces distincts.

 

 Mais hélas, la réalisation comporte plus de panneaux à lire que de plantes à regarder et nous ne nous attardons pas dans ce lieu, après en avoir apprécié les aspects  les plus intéressants (pour moi le faux labyrinthe à l’entrée par exemple, qui déroute le visiteur entrant dans un lieu devenu alors un peu mystérieux). Pour le premier pique-nique Patricia a prévu un site enchanteur, près d’une chapelle dans un vaste paysage et de plus la botanique est au rendez-vous avec entre autres, la rare petite « paronyque de Provence » à l’aspect de papier délicat, endémique des Préalpes provençales.

 

Paronychia kapela subsp.galloprovincialis

 

 Nous poursuivons jusqu’à  Sérignan du Comtat où le Harmas de Fabre séduit tout le monde par sa végétation abondante et l’esprit toujours présent de son créateur, à voir et à revoir, pourquoi pas pour y prendre des idées pour nos jardins.

Petit arrêt pour tester et (re-) stocker les bons crus de la région…

 

..

On goûte bien sur !

 

Le soir, après une longue et raide route aimée des cyclistes mais pas de toutes les voitures, nous découvrons que nos bungalows ne sont pas dans la plaine mais pratiquement en haut du Mt Ventoux, dans un site exceptionnel, par son merveilleux paysage et l’air frais de sports d’hiver qui y règne. Tellement frais que la neige n’est pas loin et bloque l’accès au sommet ! De plus l’accueil est chaleureux, le repas bon et convivial, la soirée sportive, avec feu de bois dans la cheminée,  ping-pong et baby-foot pour les couche-tard … et notre chien adore !

 

Un des bungalows pour quatre ou cinq personnes

 

 

 

La cheminée

 

Petit déjeuner au camping du Mont-Serein

 

Dimanche, hélas, la promenade sur le Ventoux doit être annulée, l’accès et les conditions météo sont trop mauvais, bien sur la déception est grande mais notre guide nous propose une autre promenade au col de Perty sur la montagne de Chamouse, que nous rejoignons après une visite ou un café éclair pour nous réconforter à Buis les Baronnies.

Accompagnés de nos deux guides, la promenade nous emmène par de beaux chemins dans la forêt vers un petit refuge en pierre près duquel nous déjeunons avant de nous séparer en groupes plus ou moins grimpeurs. Mon groupe marche vers le col à travers des alpages parsemés d’orchidées de deux couleurs (Dactylorhiza latifolia), de fritillaires (Fritillaria tubiformis) et d’anémones pulsatille poilues(Pulsatilla alpina)....

 

 

 

Fritillaria tubiformis                                                                Dactylorhiza latifolia

 

 

 

Quand nous ne sommes pas le nez collé au sol, nous découvrons le paysage grandiose dans une lumière d’orage très spectaculaire.

 

 

 Mais vite, le vent se lève, il commence à pleuvoir, nous rejoignons les autres et les voitures alors que l’orage nous rejoint ! Ouf ! quelle chance d’avoir pu vivre ces moments si beaux dans la nature …Il ne nous reste plus qu’à dire adieu aux guides avec un chocolat chaud à une terrasse rustique qui nous abrite à peine des trombes d’eau et à rejoindre le restaurant où nous partageons, en plus du repas, les discussions épiques qui font partie du patrimoine incontournable de Rêves et Jardins. Devant le restaurant Patricia cherche à prouver l’intérêt de la pose cigarette en découvrant un splendide tulipier en fleur ! Botaniste partout et toujours !

 

Fleur de tulipier

 

Lundi, le soleil brille, le Ventoux est si beau que les voitures ne nous attirent pas et nous nous promenons sur le sentier botanique qui part du camping, découvrant au passage des arbres vénérables de toute beauté, le raisin d’ours ou busserole (Arctostaphylos uva-ursi), un sureau étonnant (Sambucus racemosa) aux baies rouges et à la moelle orangée ... et qui sait ? des fossiles d’une valeur inestimable pour la science, restes de gigantesques digestions dinosauriennes.

 

 

Pour une bonne photo, Hélène est prête à se jeter dans l’abîme..

 

Il faut partir mais nous nous attardons pour déjeuner, pourquoi chercher autre chose ? nous sommes si bien ici…

Par les verdoyantes gorges de la Nesque, où même les bords de route sont des hauts lieux de la botanique, nous roulons vers le Jardin Conservatoire des Plantes Tinctoriales de Lauris. Quel jardin fascinant ! Cultivé et entretenu avec passion par un jardinier qui nous a accueilli avec enthousiasme. C’est un endroit à revoir, à soutenir, allez donc consulter leur site internet :

www.couleurgarance.com .

 

 

Et voilà.. tout le monde se disperse.. Un grand merci à Patricia (et à ses aides modestement dans l’ombre) pour l’organisation de ce beau voyage et à l’année prochaine !!!

Michèle

 

Sur le net

Une suggestion pour les amateurs

 

http://www.tela-botanica.org/actu/article2416.html

Pour ceux qui ont admiré le Harmas de Fabre, visité avec bonheur pendant notre sortie botanique, et pour les autres aussi qui ont raté quelque chose !!

grossefrise

Numero 19 - mars 2008

Un mot de Patricia
LE PRINTEMPS EST ARRIVE ……
…..La,la la,la la…

Quelle joie de retourner enfin au jardin, de scruter la première fleur annonçant le rallongement des jours et la fin de l’hiver !!!
Ce n’est pas le travail qui manque. Allons, courage, on soignera les tendinites et les reins douloureux plus tard.
Il est temps de faire un peu de toilette, mon jardin !!! Quelques coups de sécateur pour redonner forme aux rosiers qui nous en remercieront par une belle floraison, un bon lit de compost maison va leur donner un petit coup de pouce. Un petit coup de râteau pour enlever les feuilles de l’automne que la pluie a agglutinées dans les massifs et voilà une terre bien nette et meuble pour accueillir quelques nouvelles plantes que je n’ai pas eu le courage de laisser chez leur pépiniériste !

La première fleur à me surprendre cette année a été la timide violette. Je ne connais pas sa variété, elle est très foncée, très grande, haute sur tige et elle embaume son coin de sous-bois.
Je ne suis jamais longtemps seule dans le jardin.
 Le rouge-gorge n’est pas loin, petit opportuniste qui profite de mes coups de râteau. Il y a aussi toute la famille mésanges bleues, elles viennent à la mangeoire comme des chapardeuses, elles ne s’attardent jamais, mais font des allées et venues toute la journée jusqu’à ce que le tarin des aulnes qui a pris possession de la mangeoire les chasse. Il n’y en a que pour lui. Il n’aime pas le partage. Il est là, il y reste tant qu’il en a envie. Même mon passage ne le fait pas bouger d’un pouce.
Mais voilà le verdier. Son autorité est reconnue par tous, qui déguerpissent. Si un effronté se présente, il se gonfle, agite les ailes et fait fuir le quémandeur. Il commence par faire place nette, picore ce qui a

été éparpillé par les autres, s’installe dans la mangeoire et une fois bien repu, s’en va. Il ne vient que deux fois par jour, mais aucun intrus n’interrompt son repas !
Les mâles pinson sont en train de prendre de la couleur. Ils vont et viennent, sans arrêt à toute heure, si le verdier n’est pas là, bien sûr. Ils sont de bonne composition, ne cherchent par l’affrontement.
 Je n’ai pas vu de mésanges huppées, cette année. Peut-être ont-elles trouvé un meilleur restaurant !    

C’est aussi ça le jardin, la découverte de sa gent ailée et la reconnaissance de ces quelques espèces même pour une ignare comme moi. Et tout le monde de se prendre au jeu, mari, enfants et petits enfants.
Patricia


Nouvelles du jardin

Hélas notre projet n’a pas encore pu beaucoup avancer car le terrain généreusement mis à notre disposition par M. et Mme Ducollet se révèle très petit si nous ne pouvons pas utiliser aussi un petit terrain voisin.  Les pourparlers sont en cours pour obtenir l’accord de son propriétaire. Espérons que tout sera résolu à la satisfaction de tous pour le printemps ! Pour plus de détails téléphonez à Patricia  au 04 94 84 56 86


Un arbre australien aux multiples propriétés médicinales
 l’Arbre à Thé ou Melaleuca

Melaleuca alternifolia, famille des Myrtacées
Nom anglais : tea tree
Il ne faut pas le confondre avec le cajeput (Melaleuca leucadendron) et le niaouli (Melaleuca quinquenervia), deux autres espèces exotiques donnant des huiles essentielles aux propriétés différentes.
C’est un arbre toujours vert, de taille moyenne, n'excédant pas 6 m de haut, au tronc plutôt droit. Le nom scientifique vient du grec melas (noir) et leukos (blanc) : en effet, l'écorce est foncée sur le tronc et les branches anciennes, alors qu'elle est blanche sur les jeunes rameaux.
Les feuilles sont alternes, très étroites, lancéolées, de couleur vert vif, dégageant une forte odeur.
Les petites fleurs blanches sont en épis.


Melaleuca alternifolia

Cet arbre aime les sols marécageux et sa multiplication se fait spontanément, par des surgeons (rejets naissants sur les racines), ce qui a contribué à sa survie, car l'arbre a été abondamment décimé pour faire place à des pâturages.
L'appellation "arbre à thé" a été employée pour la première fois par le capitaine Cook, dont les marins utilisaient les feuilles  comme substitut du thé. Ils les trouvaient "parfumées et revigorantes".
Les feuilles et le rameau terminal de cette plante provenant d'Australie, sont les parties utilisées dans la fabrication des huiles essentielles par distillation à la vapeur d’eau.
De nos jours, l'huile essentielle de Melaleuca alternifolia est bien connue pour son action antiseptique et pour ses effets bénéfiques sur les désagréments causés par les germes responsable des mycoses. Mais les aborigènes d'Australie connaissaient bien avant nous les propriétés de ce bel arbre. Ce n'est qu'au début du XXe siècle que le chimiste australien A.R. Penfold décrivit pour la première fois les propriétés antiseptiques de l'huile essentielle. Au cours des années 1920, on commença à l’employer en chirurgie et en dentisterie et pour prévenir ou combattre les infections de la peau et des muqueuses. En 1930, un chirurgien de Sydney publiait dans le ‘Medical Journal of Australia’ une étude de cas relatant l'efficacité de l'huile essentielle pour nettoyer les plaies chirurgicales. En 1933, un article sur l'emploi de l'huile essentielle comme désinfectant paraissait dans le ‘British Medical Journal’. Durant la Seconde Guerre mondiale, on la considérait comme une substance essentielle pour le traitement des infections, au point que les cueilleurs de feuilles de melaleuca et les fabricants d'huile essentielle furent dispensés du service militaire en Australie.
Rendue désuète par l'arrivée des antibiotiques de synthèse dans la seconde moitié du XXe siècle, l'huile essentielle de melaleuca bénéficie d’un regain d’intérêt grâce à ses qualités propres :
- un très haut pouvoir antiseptique
- une non agression des tissus lésés
- une totale absence de toxicité

On trouve cette plante dans la composition de shampooings, de savons et de produits cosmétiques. Sa sphère d'activité porte essentiellement sur la peau, mais aussi pour des problèmes infectieux comme cystites et refroidissements.
L'huile essentielle de melaleuca est aussi un remède contre les mycoses.
Elle trouve son indication en cas d'acné, d'arthrite, de brûlures et coups de soleil, contusions, douleurs musculaires, piqûres d'insecte, aphtes…. La liste est loin d'être close.
Bien entendu, il est préférable de prendre l'avis d'un aromathérapeute ou pharmacien avant toute utilisation.
Brigitte


LA SAGA DES PLANTES
 Les conifères (épisode 10)

Les Podocarpacées :
Ces plantes comportent sept genres et 130 espèces environ, dont 100 pour les Podocarpus. 
Toutes ont un appareil mâle en forme de chaton et non de cône et un seul ovule par "cône" femelle, avec une protection supplémentaire, qui n'a rien à voir avec une fleur… Cette protection devient souvent charnue et colorée évoquant un fruit.
Toutes les Podocarpacées ont aussi le "cône" porté par une petite tige ou pied (podo) et sont des arbres, sauf le genre Microcachrys qui est un arbuste de Tasmanie.
On peut trouver chez certains horticulteurs les seules espèces qui supportent uniquement le climat méditerranéen: soleil, chaleur (pas de trop fortes gelées), mais aussi humidité atmosphérique.

Mes essais :
Deux Podocarpus qui se sont révélés plus résistants que les Araucarias, mais l'un, de cinq ans, a grandi de 5 cm et l'autre, de 3 ans, a pris environ 10 cm… Rien à voir avec les arbres immenses que l'on peut voir sur la côte, en particulier à Menton.
Un Phyllocladus aspleniifolius (il y a 5 autres espèces) qui a des cladodes (rameaux transformés en feuilles) et pousse doucement. Originaire de Tasmanie et d'Australie, il supporte un terrain peu riche, des températures de –7 à –10°C dans les zones abritées, mais a besoin d'eau.
Un Saxegothea (une espèce) qui à priori n'a rien de remarquable et semble beaucoup plus délicat.

Les Pinacées :
Ce sont les conifères les plus communs dans l'hémisphère nord. Les plantes présentent beaucoup de caractères communs et doivent être issues d'un même type ancestral remontant à 180 millions d'années (ce qui est peu dans le temps terrestre, les conifères au sens large remontant à 300 millions d'années au moins).
On estime à 10 le nombre de genres.
Leur pollen (on a trouvé jusqu'à 11 000 grains au cm2), souvent cause d'allergie, a donné naissance aux légendes des "pluies de soufre". Tous ces arbres n'existent que dans l'hémisphère nord, et supportent le froid, surtout celui des régions méditerranéennes…

Abies, le sapin :  (40 espèces environ) craint terriblement la pollution atmosphérique. Le plus résistant ici est Abies pinsapo ou Sapin d'Espagne 25 m, et sa sous-espèce Abies maroccana (50 m), endémique du Rif, à plus de 1000 m, et, comme l'espèce type, préférant les sols calcaires. Abies numidica trouvé en Kabylie, formant un maigre îlot mais vivant dans les mêmes conditions est probablement très voisin.
 

Abies numidica

On vend de nombreuses espèces d'Abiès, ayant des écologies très différentes, et surtout très modifiées par les horticulteurs et beaucoup plus fragiles. Tous les sapins ont des feuilles (aiguilles) aplaties, rattachées directement au rameau, persistantes 2 ou 3 ans et des cônes dressés.

 Pinus, le Pin : (120 espèces environ) est le genre le plus répandu, descendant même jusqu'aux tropiques. Les aiguilles, de section arrondie, sont fixées sur un minuscule rameau et persistent (jusqu'à 20 ans chez Pinus aristata, Amérique du Nord).
Tous les pins veulent un terrain peu fertile, souvent caillouteux, et supportent le calcaire. Le sol doit être bien drainé. Par contre ils ne supportent aucune perturbation au niveau des racines, même pas un simple labour en surface, ils doivent donc être plantés le plus jeune possible. Tous vivent en symbiose avec des champignons, ce qui interdit un apport important d'engrais, mais on peut essayer, après une plantation, d'ensemencer le voisinage avec de la terre prélevée dans une zone voisine où poussent déjà des pins.
Les horticulteurs proposent une quarantaine d'espèces et trois fois plus de cultivars, sous des noms parfois fantaisistes, cultivars toujours moins robustes que le type. Donc il faut bien réfléchir avant d'acheter un pin et le prendre toujours assez jeune.
Quelques pins :
Pin parasol (Pinus pinea) originaire de Turquie et importé par les Romains.


Pinus pinea

Il a des aiguilles rigides et ses graines sont comestibles. La sècheresse, la nature du terrain sont sans importance mais il supporte très mal la transplantation. Il ne devient parasol qu'en vieillissant…
Pinus halepensis, le Pin d'Alep aux cônes pendants, rougeâtres, et à la silhouette dégingandée, est originaire du Moyen-Orient et très résistant à la chaleur et à la sécheresse, MAIS à condition d'avoir eu un hiver et un printemps pluvieux… Sinon il perd ses aiguilles abondamment et, pour les vieux sujets, il s'affaiblit et meurt. Par contre ses graines, très résistantes germent dès le premier signe d'humidité. Il craint les fortes gelées.
Pinus pineaster, Pin Maritime, Pin des Landes, l’ autre méditerranéen est beaucoup plus sensible à la sécheresse. On le reconnaît à ses aiguilles longues (15 cm) et très raides et à ses cônes très allongés. A déconseiller ici, sauf sur la côte.
Pinus sylvestris, Pin sylvestre : aux feuilles de 5 à 8 cm, vertes dessus et grisâtres dessous, commun plus au nord, a besoin de beaucoup d'humidité, et toutes ses variétés horticoles aussi.
Dans notre région, tous les autres pins ont un point faible : manque d'humidité ou hiver trop doux ou été trop sec.

Le Cèdre (Cedrus)  est représenté par une seule espèce tout autour de la   Méditerranée et une autre dans l'Himalaya.


Cedrus libani

Cedrus libani (Cèdre du Liban) est le prototype de l'espèce méditerranéenne. Les autres formes sont éloignées dans l'espace, on ne sait pourquoi. Ce sont le Cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica), et le Cèdre de Chypre (Cedrus brevifolia). Les cèdres du Liban ont été décimés par l'homme dans l'Antiquité et le cèdre de l'Atlas au cours du XXè siècle… et encore maintenant. Il leur faut un sol calcaire, drainé mais avec des saisons pluvieuses, le plein soleil et aucun arbre voisin.
Cedrus deodara (cèdre de l'Himalaya) a lui aussi presque entièrement disparu de son habitat naturel. Ses rameaux retombants sont caractéristiques et il a donné de nombreux cultivars horticoles. Il lui faut un excellent sol, un climat doux et humide. Il pousse vite mais ne correspond qu'à un biotope loin du nôtre…
(à suivre … le mélèze, les cyprès)

Jocelyne

Oui c’est beau un forsythia

Le forsythia vous a offert tout l’éclat de sa multitude de fleurs jaune d’or. Le tailler tout de suite après sa floraison assure un excellent développement des nouvelles tiges florifères. Cet arbuste fleurit sur le bois d’un an et son feuillage n’est pas très attrayant en été. Aussi pouvez-vous le tailler sans scrupules.
 Supprimez les anciennes tiges ramifiées pour ne conserver que les plus jeunes rameaux couverts de feuilles, mais dépourvus de ramifications et qui ont poussé à la base des plus vieilles branches. Des tiges surgiront de la souche. Vous pouvez réduire d’au moins un tiers le volume de l’arbuste, en fonction de la silhouette et de la hauteur désirées.

L’Ami des Jardins


De vigne en vin, la voilà la jolie.
..(air bien connu)

Nous sommes dans le Var en plein territoire viticole et bien peu d’entre nous possèdent sur leur terrain un seul pied de vigne… Alors nous allons réparer cela et je vais tout vous expliquer.
 Si ce sont les Arabes qui inventèrent la distillation et de ce fait l’alcool, ainsi que l’interdiction d’en user, ce sont les Celtes qui inventèrent la vinification et l’autorisation d’en user voire d’en abuser.
 Les Grecs pratiquaient une infâme piquette mélangée à de la résine ou du miel et les Romains, guerriers à peine civilisés, mêlaient du sel à leur vinasse pour la conserver dans un état à peu près buvable, on comprend mieux qu’ils s’enivraient pour la plupart à la cervoise ou au zythum [à placer impérativement en mot compte triple au scrabble et dans la conversation pour avoir, enfin, le dernier mot]…

  Si l’aventure de la vinification vous tente, sachez qu’il vous faudra planter plusieurs pieds de vigne à vin : en effet pour donner du vin ( et non du vinaigre) qui est le produit naturel issu du pressage et de la fermentation du jus de raisin, il faut que la peau des dits grains de raisin soit particulièrement riches en tanins et donc peu agréable au goût…
 Par contre, si le plaisir de déguster vos propres pampres (pas mal l’allitération, non !) à l’ombre d’un cep vénérable vous tente, rien de plus simple :
La terre : ne vous en faites pas une montagne, n’importe quelle terre conviendra, si par le plus grand des hasards vous cultivez en plein champs des rhododendrons pas de panique un apport en lithotames au printemps rééquilibrera votre PH.
De l’engrais : même chose, no soucis, une pelleté de fumier ou de compost en surface au printemps suffit.
L’arrosage : là c’est encore plus simple, on arrose une fois par semaine la première année (il s’agit de goûter son raisin avant d’avoir atteint l’âge canonique de Noé [à ne pas confondre avec Zoé qui s’occupe plutôt des petits enfants…]) et puis on range son tuyau pour la dernière fois en octobre…
Les traitements en cas de maladie : mon beau-père qui exerça longtemps le métier avait une manie : une fois du souffre, une fois du cuivre (bouillie bordelaise) et ad libitum… Personnellement je laisse faire et j’ai toujours bien assez de raisin pour ma consommation personnelle ; bien sûr si vous songez à prendre un banc au marché le samedi matin la donne est différente.
La plantation : il s’agit de pas se louper, on plante profond, en étalant bien les racines, pas de fumier ou autre cochonnerie dans le fond du trou, on rebouche en maintenant le point de greffe au dessus du sol – c’est impératif – et on arrose pour bien tasser la terre. On taille à 2 yeux, ça aussi c’est très important.
La taille : on fait comme on veut en treille, en gobelet, sur un fil, dans un arbre... En gros on rabat tous les ans à deux ou trois yeux en ne gardant que ceux qui vont dans la direction qui vous intéresse et par le suite s’il y a trop de démarrages on supprime à l’ongle ce qui ne va pas dans le bon sens ou qui déséquilibre la forme. Par la suite si vous avez forcé sur le fumier vous pouvez couper les sarments 3 à 4 feuilles après la grappe, mais bon c’est de la vigne pas du géranium..

Quoi planter ? : ouvrez bien vos oreilles, je vais TOUT vous dire…
Les plus précoces : Perle de Csaba, Reine des vignes, Ora.
Les Précoces : Noir hâtif de Marseille, Cardinal (le plus gros), Framboise noir ou Isabelle ou Noah noir au goût si particulier qu’il a fallu inventer un nouveau mot :  « foxé », Chasselas doré, Chasselas rose, Chasselas muscat (****), Cioutat  (Chasselas à feuilles de persil).
Pleine saison : Exalta blanc (sans pépins), Muscat gris (***), Muscat de Hambourg, Teinturier (joli feuillage rouge).
Tardifs : Muscat d’Alexandrie, Cornichon blanc (grains en forme de cornichon),Raisin de Palestine (les plus longues grappes).

Raisin particulièrement décoratif
(****) le meilleur au goût

Un peu de botanique pour finir : si les différentes vignes sont des hybrides de Vitis vinifera, et donc en principe sensibles au philoxera, en revanche, Isabelle est un hybride de Vitis labrusca (originaire d’Amérique) et donc insensible…
Donc à vos pioche et à vos sécateurs !
Patrick

 


Le Jardin de la Villa Thuret
Un promontoire sur le bleu de la Méditerranée…. et les Alpes à l’horizon

Pour notre plus grand plaisir la végétation luxuriante cache les quelques visions des constructions d’Antibes autour de ce splendide jardin exotique. Le Jardin de la Villa Thuret est à la fois un jardin exotique et un jardin méditerranéen de par la volonté de son créateur, M.Thuret en 1857. À une époque où la Riviera était très prisée par la haute société, riches anglais et russes amateurs de plantes et de jardins, il a  fait venir des plantes du monde entier dans l’espoir qu’elles s’adapteraient au climat méditerranéen. Depuis le jardin est devenu un Jardin Botanique scientifique et expérimental géré par l’INRA qui continue les études sur l’acclimatation des plantes parmis d’autres missions. Les plantes, dont beaucoup d’arbres, sont le plus souvent issues de graines et cultivées sans apports chimiques ni soins spéciaux car il s’agit de voir comment elles se comportent dans ce milieu : un sol non calcaire, pauvre en humus  et riche en minéraux dans un climat doux et pluvieux en hiver et chaud et sec en été. Il n’y a pas d’apport d’engrais et un arrosage uniquement l’année de la plantation, ainsi que peu ou pas de taille pour permettre le développement de la forme naturelle des plantes. Les déchets sont broyés et compostés et contribuent au renouvellement de la couche d’humus. Plus de 1600 espèces ont trouvées ces conditions favorables et de magnifiques spécimens se sont développés, permettant la création d’un jardin d’une profusion et d’une luxuriance extraordinaire. Il ne faut pas manquer les superbes Jubaea chilensis (syn. Spectabilis), cocotiers du Chili à troncs éléphantesques. Citons également quelques arbres exceptionnels, par leurs dimensions ou leur esthétique : Arbutus xalapensis et son écorce rouge veloutée, Agathis robusta, Cupressus macrocarpa, Eucalyptus benthamii ssp., dorrigoensis (38 mètres de haut, superbe tronc blanc), Taxodium mucronatum (issu d'une bouture du plus gros arbre du monde ! ), Melaleuca linariifolia à l'écorce papyracée et à l'extraordinaire floraison blanche.


Eucalyptus benthamii

Le jardin est ouvert au public en semaine dans une optique pédagogique et récréative, mais une visite guidée organisée spécialement pour Rêves et Jardins est prévue pour le dimanche 6 avril. N’oubliez pas de vous inscrire auprès de Patricia ou de Brigitte pour une organisation sans problèmes de cette visite incontournable.
Michèle


La toile locale

Il est bien agréable et utile de pouvoir chercher des renseignements sur des plantes par internet, il y a d’innombrables sites commerciaux, parfois forts intéressants… mais voilà un petit rappel des pépiniéristes spécialisés de la région, qui ont les plantes adaptées à nos besoins et qui sont de très bon conseil :

www.jardin-sec.com/ : le site incontournable de Filippi, près de Montpellier
www.kuentz.com : Le spécialiste des cactus et plantes grasses à Fréjus.
Et aussi :
www.iris-en-provence.com ,
http://la-soldanelle.info/ pour les vivaces,
et bien sur la pépinière de l’Armalette à Sillans-la-Cascade qui n’a plus de site propre hélas, mais une liste de plantes sur le site :
www.vivaces-et-cie.org/professionnels.asp

Ces pépiniéristes sont le plus souvent présents aux fêtes des plantes de la région où vous pouvez les rencontrer et chercher vos plantes sans frais de port.
Il  y a bien d’autres sites à visiter :
Tela-Botanica pour leur flore, l’actualité et les forums : http://www.tela-botanica.org/
Et http://www.plantyfolia.com/ pour les conseils de jardinage mois par mois et tout un tas de choses…
Et le fascinant site internet d’un maître de la photo qui sait nous faire découvrir toute la beauté des écorces : http://www.artsylva.com/galerie_rouge.html

Michèle



Pas vraiment des Jardins mais peut être du Rêve

Exposition "Autour du bois" (26 sculpteurs exposent) à la Chapelle de l'Observance à Draguignan du 22 février au 29 mars. Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Renseignements : 04 94 84 54 31


Nos amis de Lorgues
Plantes de nos collines

Des sorties botaniques passionnantes sont organisées par le Groupe de Mycologie et de Botanique de Lorgues, elles ont le plus souvent lieu le samedi, alors profitez en aussi ! De plus le groupe se réuni tous les lundis à 18h au Centre Culturel.
Pour ceux qui préfèrent que les plantes viennent à eux, deux belles expositions des plantes de la région sont prévues, l’une les vendredi 23 et samedi 24 mai au Centre Culturel à Lorgues et l’autre à Seillans, les 13, 14 et 15 juin à l’occasion des festivités : « Village en fleurs et en chansons ».
Pour participer à la sortie du 19 avril, qui aura lieu dans les Gorges du Verdon, inscrivez vous par téléphone auprès de la présidente Marie-Thèrese Maugirard au 06.82.20.34.62
grossefrise

Numéro 18 - 2008

Septembre 2006                                                                                                            Numéro 13

 


Un mot de Patricia

LES FAISEURS D'ARCS EN CIEL !

 

Quel Eté ! Eprouvant pour les humains et aussi pour le jardin ! Il fallait trouver de nouvelles solutions pour rafraîchir tout le monde !

- Calfeutrage au frais dans la maison

- Sorties tardives et promenades dans les bois (pendant que le loup n'y est pas)

- mais aussi un nouveau système d'arrosage pour le jardin, un temps abandonné et livré à lui-même, qui devait nous réserver quelques bonnes surprises.

 

M'apercevant que mon goutte à goutte n'était plus assez efficace, qu’il humidifiait les sols mais n'hydratait pas les plantes qui se desséchaient inexorablement, nous avons imaginé de coupler les goutteurs avec un arrosage en pluie. Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelques fers à béton disséminés judicieusement dans le jardin, une lance, façon pomme de douche pouvant se brancher sur le tuyau d'arrosage, les deux solidarisés et les premiers essais se révélèrent plus que concluants.

Le jardin retrouvait un peu de vigueur. Les feuilles ne pendaient plus lamentablement, les fleurs ne se desséchaient plus sous le soleil de midi et surprise... les semis sortaient de partout ! Quelle aubaine pour garnir les vides laissés  par les plantes mortes et pour la Bourse d'échange.

 

Les enfants trouvèrent quant à eux une autre utilisation.

Toujours à la recherche de nouvelles expériences et de petites bêtises qu'on ne peut se permettre que chez les grands-parents ………… et pourquoi n’y aurait-il que le jardin qui puisse s’abreuver de cette bonne pluie artificielle !!!  

Ils mirent en route le système dans la journée, en plein soleil et OH ! SURPRISE ! Ils venaient de découvrir le secret de la fabrication  des arcs en ciel.

Tout l’été, le jardin fut grandement abreuvé et tout le monde convié au « Pestacle ».

 

Patricia

Ouf, qué calor!

 

L'été à peine a fini sa carrière (sic)... et beaucoup trop de végétaux qui nous entourent ont disparu ou sont irrémédiablement abîmés.

Les causes :

- La chaleur : une trop grande chaleur peut tuer, mettez votre four thermostat 8 à préchauffer 20 minutes, puis introduisez délicatement le pied droit... vous comprendrez ce que je veux dire. On peut tenter la même expérience avec le cochon d’Indes ou le hamster, cela marche aussi.

- La permanence dans la chaleur : si les êtres vivants peuvent sporadiquement supporter des coups de chaleur, c'est que souvent, après, il y a une baisse notable de la température (baisse nocturne ) qui permet de réparer au niveau cellulaire ce qui a été endommagé [tension hydrique, flux des sèves, organites cellulaires]. L'absence de baisse nocturne de température n'est pas la définition de la canicule comme je l'ai trop souvent entendu : la canicule c'est quand la terre passe devant la constellation du petit chien (canis = chien culus = diminutif affectif). La canicule se situe aux alentours de la fin juillet début août et correspond évidemment à cette période où la terre est, dans l'hémisphère nord, au plus près du soleil et continue à se réchauffer un peu plus tous les jours.

 - Le rayonnement U.V. : si, quand nous sommes au plus près du soleil, il n'y a que très peu de vapeur d'eau (nuages) dans l'atmosphère nous avons un temps chaud et sec, de plus en plus chaud et de plus en plus sec avec une pénétration maximale des U.V. Ceci est responsable du joli hâle qui orne nos peaux et également du vieillissement prématuré des cellules de notre épiderme, et accessoirement du développement de certains carcinomes. Ils provoquent également l'éclatement des chloroplastes dans la cellule végétale ce qui entraîne la décoloration des feuilles puis leur brunissement. Répétez la première expérience mais en utilisant le micro-onde cette fois-ci et vous aurez un excellent aperçu de la chose et comprendrez mieux le brunissement du lierre par exemple.

- La sécheresse, ou plus exactement, le déficit hydrique : la matière vivante est essentiellement constituée d'eau, le sang, les sèves, sont composées à plus de 90 % d'eau et tous les jours nous, organismes vivants, évaporons une partie de notre eau pour nous rafraîchir. Nous avons, nous, bipèdes, la faculté de nous diriger jusqu'au réfrigérateur le plus proche pour nous rafraîchir, mais pas les plantes.

- Les opportunistes : comme si tout ce qui précède ne suffisait pas il y a des opportunistes de la misère. Une plante en pleine santé c'est comme une citadelle, toujours assiégée mais toujours combative. Profitant de la faiblesse passagère, acariens (araignées rouges ou jaunes) et champignons pathogènes notamment s'en donnent à cœur joie. Les premiers profitent de la sécheresse pour envahir le dessous (plus vulnérable) des feuilles, piquent et aspirent les cellules végétales pour les vider de leur contenu. Les seconds profitant du moindre arrosage prodigué finissent par franchir la barrière des cellules externes des racines, affaiblie et s'introduisent dans la place par les caves qu'ils pillent allègrement vidant tout sur leur passage et condamnant l'accès aux étages supérieurs qui meurent (rapidement) de faim et de soif en obstruant la lumière des vaisseaux conducteurs de sève.

Heureusement pour nos jardins l'homme n'est pas totalement démuni de moyens.

Premier remède, il faut avant tout éviter que l'eau d'arrosage ne s'évapore tout de suite. La solution consiste dans un premier temps à arroser le soir, le plus tard possible pour limiter l'évaporation due à la chaleur. Dans un deuxième temps arroser en plusieurs fois, pour éviter le ruissellement de l'eau sur le terrain. Dans un troisième temps arroser non pas au pied de la plante mais à l'aplomb de la ramure pour obliger celle-ci à émettre des racines plus loin augmentant par là sa capacité de prélèvement en eau et sels minéraux. On peut également creuser des cuvettes d'arrosage que l'on paillera abondamment jusqu'à l'aplomb de la ramure. On peut dans les massifs pailler toute la parcelle de terre nue lui évitant ainsi une stérilisation aux U.V. En période estivale, le meilleur engrais que l'on puisse apporter aux plantes c'est l'eau, mais là aussi, il faut se méfier des excès. Je vois encore dans les jardins où sévit l'arrosage automatique aveugle des plantes mourir noyées en plein été : 4 litres par jour, tous les jours à chaque goutteur, parfois, c'est trop.

Deuxième remède les ombrières : j'ai le souvenir, dans les années 60, d'avoir vu en Espagne, de petites haies en canisses de 40 cm de haut qui protégeaient des rangs de cultures vivrières. Lors de l'année 2003, premier épisode d'une canicule qui se répétera de plus en plus souvent, pris de court devant la chaleur et l'intensité du rayonnement solaire, j'avais protégé les plantes délicates de ma pépinière par des parasols récupérés à droite et à gauche chez des amis. Je vous concède que l'aspect du jardin n'était pas des plus esthétique, mais cette année-là j'ai sauvé mes plantes. Il existe maintenant chez les détaillants suffisamment de toiles, treillages et rouleaux de canisses pour bricoler aisément et à peu de frais des ombrières salvatrices.

Troisième remède l'aspersion : toujours en 2003 j'avais remarqué que les plans de tomates arrosés correctement au pied, produisaient de la tige, des feuilles, des fleurs mais pas de fruits. Passé une certaine chaleur, les fleurs devenaient stériles. Dans mon jardin, où l'eau ne manque pas du fait de la proximité du canal d'irrigation, j'aspergeais de grands carrés de végétation à l'aide de canons à eau et je n'ai pas manqué cette année-là, d'avoir des tomates mûres tout au long de la saison. L'eau dispersée sur la terre et les végétaux, en s'évaporant, consommait des calories et abaissait notablement la température de mon jardin favorisant par là même le cycle normal des plantes. Cette année encore, dans les jardins où je m'occupe de potagers, en plus de l'arrosage au pied, destiné à reconstituer la réserve facilement utilisable (R.F.U.) des plantes j'ai pratiqué avec bonheur et succès l'aspersion bi-hebdomadaire.

Quatrième remède : il y a dans la vie d'un jardin des moments où même le plus écologiste des hommes doit sortir son pulvérisateur. Contrôler les acariens nécessite de l'employer avec une solution du commerce à renouveler une semaine plus tard de façon à détruire les juvéniles qui seraient nés entre-temps. Les directives de Bruxelles ont banni depuis plusieurs mois tous produits réellement dangereux pour l'homme et son environnement. Il faut donc se satisfaire de ce que l'on trouve et l'appliquer correctement selon les directives inscrites sur l'emballage.

Quant aux champignons il y a fort longtemps que les préparations réellement fongicides ont disparu des rayons du commerce, la solution la plus simple et la plus efficace consiste à arroser la partie contaminée ou soupçonnée de l'être  avec de l'eau dans lequel on aura fait dissoudre du cuivre (bouillie bordelaise, sulfate de cuivre, cristal micronisé etc.). Evidemment, dans le cas d'une attaque fongique, on « oubliera » et le paillage et d'arroser par la suite.

Mais ne croyez pas que la nature soit totalement dépourvue elle aussi de remèdes naturels contre un été caniculaire.

Son premier remède en cas de forte chaleur et sécheresse persistante est de réduire la voilure en abandonnant une partie de son feuillage. Si ce premier remède ne suffit pas les plantes peuvent abandonner une partie de leur ramure voire toute la partie aérienne de la plante dans le cas des herbacées. On peut également assister à une descente partielle ou totale de sève et mise en repos estival. Pour les amateurs allez voir les vraies méditerranéennes comme l'euphorbe dandroïde ou le persil qui ne renaîtra de ses graines qu'après les premières pluies de septembre. Parfois tous ces remèdes ne suffisent pas, il reste alors à la nature une dernière corde à son arc pour sauver l'espèce : une mort brutale et fulgurante dans une apothéose de fleurs et de fruits qui assurera, quand les conditions seront redevenues normales, une descendance à la plante trépassée. J'emploie ce terme à dessein car il s'agit d'êtres vivants et comme il s'agit d'êtres vivants, il convient de les accepter tels qu'ils sont sans les vouloir parfaits… Ils ont souffert, ils souffrent encore, assistons les par les mesures plus haut préconisées puis par des apports nutritifs naturels un peu plus tard. Ne massacrons pas la nature qui nous a si longtemps entourés, par le feu ou par la hache. Ils sont et ils seront peut-être moins beaux mais ils sont nos compagnons et continuerons de nous accompagner. Que dire ou que penser de ces pseudo-jardiniers dont les poubelles débordent de végétaux défleuris mais vivants ou dont l'allure n'est plus aussi flatteuse pour leur ego démesuré…

N.B. : aucune plante ni aucun animal n’a été, pour les besoins de l'article, blessé ou mutilé ni même humilié. N.D.L.A.

 

Patrick

Repenser son jardin

 

On en parle et puis on ne le fait jamais, trop tentés par ces beautés en fleur, ces feuillages tendres …on les plante, on les soigne, on s’y attache, alors quand la canicule décrite par Patrick s’abat sur elles on veut les sauver et on les soigne, on les arrose ……et pourtant, à part quelques exceptions heureuses, l’eau est de plus en plus rare, chère et soumise à des restrictions. La  solution tout le monde la connaît, comme disait d’un air de missionnaire fanatique , le doigt dressé vers le ciel, l’inoubliable M. Filippi : ‘arrêtez d’arroser et seules les élues survivront ‘.

Tout le monde a du perdre des plantes cet été, mais aussi en voir survivre d’autres mieux qu’on ne pouvait l’espérer et non seulement survivre mais garder un aspect un tant soit peu décoratif. Alors vive les bonnes résolutions de la rentrée : ne replanter que de belles frugales, qui nous réjouiront au lieu de nous plonger dans la dépression après un tour de jardin.

Partageons notre expérience, quelles sont celles qui ont le mieux résisté chez vous ? C’est vite fait, un petit mail, un coup de fil ou une carte postale …. Et puis si vous pouvez les reproduire pour la bourse d’échange de Trans en Provence du 15 octobre.

Je commence, du très classique bien sur, mais pourquoi pas si elles restent belles ? Chez moi il fait très chaud et sec et très froid l’hiver :

- les agaves, les cactus, les plantes grasses, oui il y en a beaucoup qui résistent au gel

- les sauges arbustives, surtout Salvia microphilla, un vrai bonheur, verte et fraîche sans le moindre arrosage. Les autres aussi avec très peu d’arrosage.

- la sarriette, le thym et le romarin

- les heucheras à l’ombre

- les vitex et les buddleias

- Trachelospermum jasminoïdes, increvable

- quelques mimosas : surtout des quatre saisons, et Acacia dealbata ‘Pendula’ ou ‘Gaulois’

- Abelia x grandiflora

-en pot : Scaevola et Verbena bonariensis fleurissent abondamment tout l’été et supportent quelques oublis d’arrosage

Et d’autres bien sur, à votre tour….

 

Michèle

Revue de presse

Une chambre forte sous les glaces pour les semences du monde

 

Il y a 2 jours, la construction d’une banque végétale mondiale a été officiellement lancée à environ 1 000 km du pôle Nord. Situé sur une des îles de Svalbard, sous administration Norvégienne dans l’Arctique, cet espace devrait commencer à accueillir des semences dès la fin 2007, pour parvenir à terme à la conservation d’environ 3 millions d’échantillons de graines provenant des 1 400 banques végétales déjà disséminées sur la planète.
A l’inverse des banques existantes, ce nouveau lieu de conservation vise à préserver sur le long terme des cultures vivrières fondamentales pour l’homme, en les protégeant notamment de catastrophes majeures, qu’elles soient d’origines humaines (conflit nucléaire, bactériologique…) ou naturelles (réchauffement climatique…).
Pour cela, la chambre forte, cœur du projet, va être creusée dans la montagne et fermée par des portes blindées. Un système de réfrigération permettra d’y maintenir une température de -18 °C, visant à assurer une conservation optimale des précieuses semences. En cas de défaillance de ce système, la température environnante négative et le permafrost (sol congelé en permanence) auront la charge de prendre le relais en assurant une réfrigération naturelle.
Lancé par la Norvège et le Fonds Fiduciaire Mondial pour la Diversité des Cultures (FFMDC), ce projet sera intégralement financé par ce seul pays (coût estimatif entre 2 et 3 millions d’euros), tandis que le FFMDC aura la charge d’assister les pays en voie de développement au dépôt de leurs semences, sachant que celles-ci resteront la propriété des pays dépositaires.

 

Brigitte

La saga des plantes (Episode 6)

Les cycas : des plantes énigmatiques jusqu’au XXème siècle

 

Les premières arrivées en France, exotiques, furent prises pour des palmiers et nommées cycas (du grec ; kukuas, palmier) par Linné. Beaucoup de jardineries présentes encore des palmiers-cycas avec 280 ans de retard …

Cycas revoluta

 

Les termes utilisés pour les descriptions sont ceux des palmiers : stipe pour le tronc, feuilles de palmier  dans certains pays lors de processions religieuses. Ces feuilles qui se développent toutes ensembles, en couronne, tous les quatre, cinq ou six ans (ou après un stress important : sécheresse, maladie, feu, ..) et qui sortaient enroulées en spirales comme celles des fougères, furent nommées frondes, comme chez les fougères, mais nul ne pensa à une raison possible.

Plus tard, lorsque les appareils reproducteurs, base de toute la classification botanique, furent connus, on les plaça dans les Gymnospermes (famille du pin ou du sapin) en raison de leur appareil reproducteur en forme de cône libérant des « grains de pollen ».

Quant à l’appareil reproducteur femelle, certaines espèces avaient aussi un cône, mais d’autres avaient des structures bizarres faites de feuilles modifiées et l’on parla de « fleurs ». Ces termes continuent à être utilisées dans le langage courant et par les paléontologues. Il en est de même pour ce que l’on nomme graine ou fruit et qui n’est ni l’un ni l’autre.

 

Depuis la deuxième moitié du XXème siècle, les noms adoptés sont :

Sporophylle pour des frondes modifiées spécialisées dans la production de spores, comme chez les fougères et surtout les prèles qui ont aussi des cônes reproducteurs :

- soit les microsporophylles, groupées en cône, réduites à des écailles dites fertiles et portant des sporanges où se forment des spores males semblables à des grains de pollen (microspore)

- soit les macrosporophylles portant de gros sporanges femelles. La spore femelle unique germe dans le sporange et porte alors le nom d’ovule, il n’y a ni fécondation, ni développement d’embryon avant quatre mois et jamais de graine.

 

Macrosporophylle

 

Organe femelle : « fleur » de cycas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Microsporophylle : feuille transformée en écaille avec amas de sporanges

 

Cône male de cycas

 

 Les cycadées actuelles regroupent trois familles : les cycadacées, les strangériacées et les zamiacées, elles ne représentent pas les ancêtres des Gymnospermes et des plantes à fleur comme on pourrait le croire, mais des reliques d’un type d’évolution probablement presque aussi ancienne que celle des fougères ou des autres plantes. Les cycadées les plus anciennes retrouvées datent de 250 millions d’années mais beaucoup de plantes fossiles avaient suivi le même type d’évolution, différente des plantes à vraies graines actuelles, ce sont les ‘fougères à graines’ des vieux livres et les plantes dominantes de l’époque des dinosaures.

La répartition actuelle  montre que d’une part elles recherchent des climats plutôt chauds et que d’autre part étant donné que les ovules, à l’exception de quelques espèces de cycas, sont tués par l’eau de mer, les plantes existent là où leurs ancêtres existaient avant la séparation des continents  qui alors sortaient d’une glaciation (Gondwana) ; une évolution ultérieure a pu ensuite se produire.

 

On connaît encore de nos jours neuf genres de cycadées, toutes à croissance très lente, fortement liés à une zone précise (endémisme) indifférentes à la nature du sol mais exigeant une certaine quantité d’eau (non stagnante) et une excellente aération pour permettre à leurs symbiotes racinaires, ici des bactéries chlorophylliennes (cyanobactéries), de prélever l’azote de l’air pour le transformer en azote utilisable par la plante. Dans nos jardins, sans leur symbiote, les plantes restent souffreteuses et il faut leur fournir de l’humus et un peu d’engrais.

Vivant dans de bonnes conditions, un plant de un mètre a environ 100 ans et ces plantes peuvent atteindre des ages respectables, jusqu’à 2000 ans, mais elles ont des parasites, même ici :

- des acariens (araignées rouges)

- des cochenilles, surtout sur les jeunes frondes, qui se cachent dans les interstices

- des insectes

- des champignons divers qui s’attaquent aux racines

- la fumagine (les feuilles se couvrent de noir) indique une attaque des feuilles par des insectes piqueurs.

Elles peuvent présenter des carences :

-en azote (si les bactéries symbiotiques ne sont pas présentes) surtout en culture : les vieilles feuilles palissent puis jaunissent et se dessèchent. Mettre du nitrate d’ammonium ou du nitrate de calcium à faible dose

- en fer et/ou en magnésium : les feuilles jaunissent et se dessèchent

- en manganèse : les jeunes feuilles sortent très pales et les extrémités se boursouflent

- plus rarement en zinc, pourtant facilement toxique, les feuilles prennent alors un aspect chlorosé, comme pour un manque de fer.

Dans tous les cas la présence de calcaire n’a aucune importance.

Quant à l’exposition, mieux vaut ici éviter une exposition brûlante en été et seul Cycas revoluta peut supporter un léger gel à condition d’être abrité par un autre arbre (type olivier).

 

 Les cycadées ont été utilisés par les humains comme source de poisons car toutes les parties de la plante sont toxiques, et aussi comme aliment, mais cela demande une préparation spéciale.

Les populations tant amérindiennes qu’asiatiques ou australiennes qui consommaient, par coutume et nécessité depuis des millénaires des cycadées, ont vu les maladies du système nerveux chuter depuis qu’elles en consomment moins…

 

Jocelyne

 

Voyage, voyage…

 

Qu'il s'agisse d'un ouvrage majestueux et unique dans ses proportions (Viaduc de Millau), d'une station d'orchidée aussi sophistiquée que le sabot  de Vénus traversée comme en pèlerinage, ou qu'il s'agisse de l'émouvante aphyllante de Montpellier ou bien encore de la daphnée alpine aux tiges torturées mais aux fleurs puissamment odorantes, nous devons en toute humilité reconnaître la richesse des sites traversés lors de notre voyage botanique du 25 au 27 Mai dernier dans les Grands Causses.

Ce pays aux allures rudes, aux paysages tour à tour tourmentés, verdoyants, parfois désertiques (voir lunaires), préserve en son sein une richesse botanique exceptionnelle mais si fragile dans les mains des hommes …                                                        

Evoquons, non sans une certaine émotion, M. Jean Paul Salasse, notre guide à la découverte de la flore du Causse Méjean. Quel choc devant la "pelouse caussenarde " à "Nîmes le Vieux" et ses rochers dolomitiques à 800 m d'altitude. M. Salasse nous y fit revivre la transformation des forêts de hêtres en un milieu ouvert destiné aux pâturages. La sélection naturelle s'activant pour que les plantes résistent au mieux aux animaux qui y pâturent (grâce à des feuilles en rosette, un pédoncule court, une certaine toxicité…). Ainsi  se dessine un équilibre subtil entre les espèces ligneuses, les toxiques, les graminées, les légumineuses, tout en évitant un surpâturage.

N'oublions pas les vautours dans les gorges de la Jonte, dont la réintroduction (discutée…) nous a permis, grâce à un matériel de pointe, de distinguer le vol puissant. Et puis aussi un "petit" vin de coing réservé aux initiés …

Sur le chemin du retour, à St Jean du Gard, si cher à mon cœur, nous avons visité librement le "Jardin aux mille fleurs " tenu par un horticulteur passionné et courageux, et y avons fait quelques emplettes.

Remercions toutes les personnes qui se sont données beaucoup de peine pour organiser cette année encore un voyage botanique hors du commun dont on se souviendra longtemps !

 

Hélène

 

Conseils de saison

 

Dès le début du mois de septembre les bulbes méditerranéens vrais qui étaient au repos estival doivent avoir de l'eau pour lever leur dormance.

S'il ne pleut pas raisonnablement vous devez les arroser bien, au moins une fois par semaine, pour les prévenir qu'ils doivent "se réveiller". Si vous attendez la pluie, au rythme d'une après-midi par semaine, vous risquez soit d'avoir une sortie très tardive et des fleurs mouillées, soit de ne rien avoir.

Sont dans ce cas :

Crocus sativus (Safran), Crocus minimus, iris de jardin remontants, Sternbergia, Zephyrantes, Narcissus serotinus, Narcissus tazetta, tous les colchiques et Merendera ressemblant aux colchiques, Arum pictum, Arisarum vulgare (peut fleurir une deuxième fois en mars), Schizostylis, Amaryllis belladona (pas les amaryllis horticoles).

 

Jocelyne

 

Juin 2006                                                                                                                        Numéro 12

 


Un mot de Patricia

 

SAINT JEAN DE BEAUREGARD

  Quel beau nom ! Ce nom a été donné à une des plus grande foire aux plantes en France, à laquelle participe tout le Gotha des pépiniéristes européens.

  Merveille des merveilles, cette année, pour raison familiale, je devais me trouver à 15 km de ce lieu mythique précisément au moment où le Château ouvrait ses portes au public.

  Hélas... trois fois hélas, mon Saint Jean de Beauregard se transforma, pas l'intermédiaire des éléments déchaînés (froid, pluie) en une grande balade en forêt. Mais je ne fus pas déçue : plantons le décor : grandes allées douces sous les pas faites des feuilles mortes et de gazon naissant, jeunes feuilles d'arbres tout juste écloses en une palette de tous les verts de la Création.

  Au loin, un bleu irréel flottait sous les arbres en une vaste étendue tapissant tout le sous bois. Qu'est-ce que c'était, un effet de lumière sur les feuillages, peut-être ? Pas du tout. Le sol était recouvert de jacinthes sauvages... Emerveillement, on n'avait jamais vu ça. Par endroit de grandes nappes de muguet embaumaient, plus loin, du sceau de Salomon, à droite, des anémones sylvestres, à gauche du myosotis d'un bleu céleste et surplombant tout cette merveilleuse harmonie de fleurs et de parfums, les merisiers s'ornaient de leur dentelle printanière de fleurettes en grappes aériennes blanches.  

  C'est sûr, toutes ces plantes qui s'offraient à ma convoitise n'étaient sûrement pas présentées à St Jean de Beauregard, trop sauvages !  Qu'est-ce que j'aurais raté !!! Je m'empressai de retourner à la maison, chercher un seau et un piochon pour prélever ma petite dîme. Rassurez-vous, je suis trop respectueuse de Dame Nature pour l'abîmer !

Heureuse et fière, je rentrai emmenant avec moi une petite touffe de ces beautés parfumées et un tout petit drageon de merisier à grappes que je recherchais en vain depuis que j'avais perdu le mien après l'été 2003. Tout vient à point à qui sait attendre...

Patricia

 

Une gueuse parfumée

 

L'histoire de la création des jardins méditerranéens est passionnante.

En lisant le beau livre "Jardins de la Côte d'Azur" de Boursier Mougenot et Racine( ed. Arpej),, vous y apprendrez qu'Antoine Godeau appelait la Provence "cette gueuse parfumée », et que l'Abbé Papon faisant étape à Grasse en 1778 s'enthousiasmait en disant : "la ville est entourée de jardins ornés de toutes sortes de fleurs que les eaux jaillissants de la montagne animent et vivifient. Les orangers, les citronniers et les cédrats mêlés aux jasmins d'Europe répandent, quand ils sont en fleurs, un parfum délicieux".

George Smollet écrivait de Nice : "La petite étendue de pays que je vois est cultivée comme un jardin".
Le premier jardin anglais sur la côte fut créé "grâce" à une épidémie de choléra qui empêcha Lord Brougham en 1834, de poursuivre sa route. Il s'installa près de Cannes, séduit par le climat et le paysage.

Autant d'anecdotes que vous découvrirez dans ce livre ou mieux encore…en vous joignant aux sorties organisées par l'association Rêves et Jardins !

Brigitte

 

Revue de presse

Chats chassés, chats gâtés

A l’instar de la mélisse ou de la citronnelle, le coléus des chiens (Coleus canina) dégage une forte odeur tenant les chats à distance. Non rustique, il se cultive comme les pélargoniums. Ce coléus est fréquent dans les catalogues d’outre-manche. Si vous préférez combler vos félins, offrez-leur Nepeta cataria : ils en sont fous, à ratiboiser les touffes ! Cette plante se sème facilement, en terre fraîche.

 

Antipathiques

La clématite sauvage et le robinier sont deux exemples connus de plantes qui ne tolèrent guère de compagnie. Leur racines libèrent des substances dites « allélopathiques » (littéralement : qui provoquent la maladie à distance) c'est-à-dire toxiques pour les plantes qui ne sont pas de la même espèce. Leurs voisines finissent par dépérir et disparaître. Gardez vous donc de les introduire dans une haie mélangée.

Michèle

 

La saga des plantes(Episode 5)

Ginkgo et Cycas

des empêcheurs actuels de tourner en rond, ou les affres de la Systématique

 

Lorsque un géologue parle de « fleurs de Cycas » ou qu’un ouvrage présent des graines de Ginkgo ou de Cycas, un botaniste se met à rire. Cycas et Ginkgo n’ont ni fleurs ni graines au sens botanique des termes.

Ce ne sont ni des ancêtres, ni des parents des Gymnospermes (if, cèdres, pins, cyprès…) ou des palmiers (convergence d’allure)

 

Ginkgo biloba

Une fin de lignée d’origine chinoise, introduite en Europe au 18 ème siècle et dont la première description date de  1712 (Kaemfer, ambassadeur de la Compagnie des Indes orientales).

Arbre qui peut atteindre 30m de haut, à sexes séparés et à feuilles typiques, il est très résistant et certains exemplaires chinois ont probablement plus de 1000 ans. En vieillissant, on voit apparaître de nouveaux troncs partants de renflements ligneux (lignotubers) de la base. Ces lignotubers apparaissent au départ sur les premiers mètres du tronc ou sur les branches très basses, puis poussent lentement vers la terre, s’enracinent et donnent des troncs multiples. Cette multiplication basale, végétative, est considérée  comme une caractéristique très ancienne que l’on trouve chez les Psilophytes et tous les groupes anciens.

Appareil végétatif : feuillage jaunissant en automne (« arbre aux quarante écus »), caduc et tombant un mois plus tôt chez les males.

Reproduction : malgré les apparences il n’y a ni fruit ni graine, le faux fruit est une enveloppe charnue provenant des téguments d’un sporange (organe où se forment les spores), enveloppe fournie par la plante mère. Il n’y a aucune protection. Cette partie charnue dégage une odeur désagréable, on évite donc de planter des pieds femelles ; la fausse graine est un prothalle où se concentrent des réserves et où s’individualisent des gamètes femelles.

 

Il n’y a pas de fécondation sur la plante mère et par conséquent pas d’embryon nourrit par la mère (définition d’une vraie graine). De plus les prothalles males, nommés, même ici, grains de pollen, libèrent dans de bonnes conditions des gamètes males mobiles, caractères très archaïques.

L’embryon se développe, comme chez les fougères, à partir de réserves du prothalle femelle. Il faut compter un an, et parfois plus, pour pouvoir avoir une germination. Les arbres deviennent adultes vers 17 ou 18 ans pour les males et parfois demandent 20 ans pour les femelles.

Magnifique arbre à isoler, présenté sous différentes aspects par les horticulteurs (port, forme des feuilles) résistant à tout (mais n’apprécie pas le vent),  dernier vestige d’un très ancien groupe, les Ginkgoales, il vous permettra de plonger dans le passé. Les formes les plus anciennes dateraient d’il y a 280 millions d’années et Ginkgo biloba, lui-même, existait il y a 150 millions d’années, époque des Diplodocus et autre Sauropodes et des premiers oiseaux (50 ovules de Ginkgo retrouvés dans le jabot d’un oiseau primitif chinois vieux de 70 millions d’années).

A l’époque où les plus anciens éléments connus et attribués au Ginkgoales ont été retrouvés, l’Europe et la future Asie étaient de part et d’autre de l’équateur.

 

 

 

Il est utilisé en médecine, pour la mémoire et contre le vieillissement mais les produits sont extrêmement toxiques et la moindre erreur de dosage peut entraîner la mort par hémorragie.

Jocelyne

 

Séparation à l’amiable

 

L'homme aime délimiter  son territoire dès qu'il acquiert une propriété et c'est bien normal de vouloir garder sa tranquillité.
Hélas trop nombreux sont les propriétaires qui ceinturent leur maison de palissade ou autre tissu vert synthétique et peu esthétique.
Les haies par contre, sont au jardin ce que les murs sont à la maison.

Non seulement elles peuvent délimiter, séparer, cacher, mais elles protègent aussi des bruits, des intrus et des intempéries, et surtout elles sont décoratives.

Ce n'est pas un simple rideau de verdure, la haie pouvant être composée de mille façons. Elles seront fleuries ou naturelles.
L'enchevêtrement des végétaux peut aussi servir d'écran et camoufler un endroit indésirable du jardin. Elle sera aussi un coin repos abrité du vent, ou séparation entre le jardin d'agrément et le jardin potager.

Pensez-y, dans le jardin on peut envisager des séparations à l'amiable….

                                  

Brigitte

 

Les favoris de RJ

Cake à la grecque

 

200 gr de farine,

trois œufs,

50 gr d'olives noires dénoyautées,

125 gr de tomates séchées en pot,

100 gr de feta,

5 cuillères à soupe d'huile du bocal,

10 cl de lait demiécrémé,

1 sachet de levure chimique,

 une cuillère de basilic frais ciselé,

 

Couper les tomates et la feta en petits morceaux,

Mélanger la farine, les œufs, le lait et les ingrédients dans un saladier.

Beurrer un moule à cake et cuire au four position 6,

Pendant 35 mn.

Brigitte

 

Vins de plantes

Premier épisode (par ordre alphabétique)

 

Absinthe : on fait macérer une cuillère à soupe de feuilles et de fleurs séchées dans un litre de vin blanc sucré pendant deux à trois jours, filtrer et conserver aux frais en flacons pour prendre à raison d'un petit verre avant le repas de midi comme boisson apéritive.

Armoise : on fait macérer 20 grammes de la plante entière dans un litre de vin blanc sec pendant dix jours, filtrer et sucrer au miel pour prendre un à deux petit verres par jour pour provoquer les règles difficiles.

Bourrache : on fabriquait le nepenthes avec 20 grammes de sommités fleuries mises à macérer 15 jours dans un litre de bon vin blanc sucré. Ce breuvage miraculeux rendait l'homme joyeux et de bonne humeur.

Centaurée : on fait macérer 20 à 30 grammes de la plante sèche dans un litre de bon vin rouge pendant une semaine, puis on filtre pour ajouter un petit verre d'eau de vie et un peu de sucre, bien mélanger et prendre un petit verre avant les repas comme apéritif (ouvre l'appétit et stimule les fonctions hépatiques).

Coriandre : faire macérer 25 grammes de semences dans un litre de bon vin rouge pendant 3 jours, filtrer et sucrer à volonté pour prendre un verre avant les repas comme euphorisant et pour retrouver la bonne humeur. À utiliser avec modération, car à forte dose ce vin peut provoquer l'ivresse. Ce phénomène apparaît si on absorbe le suc de la plante fraîche, il faut la faire sécher pour utiliser les semences.

Estragon : on fait macérer une bonne poignée de feuilles hachées dans un litre de vin blanc pendant 2 heures, filtrer, sucrer au miel et prendre un verre avant les repas pour stimuler les fonctions digestives.

Genévrier : on fait macérer 40 grammes baies saisies par le gel dans un litre de vin blanc pendant 4 à 5 jours, puis on filtre pour ajouter un peu de sucre et prendre à raison d'un petit verre, avant les repas, pour ouvrir l'appétit.

Patrick

 

 

Compte-rendu du Salon de la Rose

au château de Ste Roseline

 

   C'est sous un beau soleil que cette année encore s'est déroulé le Salon de la Rose. On ne peut regretter qu'une seule chose, c'est que cette année la fréquentation du public ait été moindre que les autres années. Néanmoins la qualité des visiteurs a largement compensé la quantité. Notre herbier thématique a suscité un intérêt certain, tant vis-à-vis du public que vis-à-vis des organisateurs qui nous ont chaleureusement félicités.

  Permettez-moi de remercier ici tous ceux qui se sont investis dans cette exposition, soit dans l'organisation et la conception soit dans les permanences et l'accueil qu'ils ont assurés sur place.     Si l'herbier de l'an passé avait quelque chose d'un peu plus fou, un peu plus champêtre, un peu plus coloré, un peu plus fleuri, celui de cette année se voulait davantage pédagogique sans pour autant être rébarbatif. Les plantes présentées, soit en pot soit en vase, étaient d'excellente qualité. Nous n'avons mis de côté que quelques plantes arrachées trop tard et qui mises en terre n'avaient pas eu le temps de se refaire une santé et donc n’étaient que peu représentatives.

  J'avais prévu un thème supplémentaire intitulé les plantes du pastis que je n'ai malheureusement pu réaliser par manque de moyens techniques appropriés (plantes, graines, photos).

   Malgré cela nous avons fait « recette », il faut dire que les thèmes proposés étaient largement consensuels et intéressent toujours le grand public.

  Cette année ou plus exactement l'année prochaine nous proposerons un thème beaucoup plus botanique à la sagacité de nos visiteurs.

  Nous procéderons comme l'année passée à l'aide des petites fiches bristol qui contiennent suffisamment de renseignements et à l'aide de plantes présentées en pots préférentiellement.

  Le thème retenu est « les monocotylédones ». Un nom bien rébarbatif pour désigner toutes les plantes qui en germant n'ont pas 2 cotylédons comme le haricot.

  La liste que je vous propose est non exhaustive, donc si vous aviez des plantes de cette liste ou des plantes similaires, je vous demande le plus tôt possible de vous inscrire auprès du bureau pour nous prêter vos plantes pour le salon de l'année prochaine. Il apparaît que le délai de 1 mois que nous avions pris pour la préparation était très largement insuffisant et que tous ceux qui se sont investis ont dû «cravacher » pour finir à temps. Quand nous saurons exactement de quel matériel végétal nous disposerons, nous créeront à ce moment-là les fiches accompagnatrices qu'il faudra ensuite réaliser.

  Je vous propose également de multiplier, si vous le souhaitez, vos plantes pour les proposer à la vente lors du salon.

  J'aimerai, mais c'est un vœu pieu, que chacun connaisse les renseignements botaniques que nous pourrons donner sur leurs propres plantes et que lors du salon ils puissent participer en donnant leur expérience personnelle en matière de culture. Comme je le dis souvent, mais peut-être pas assez, le savoir n'est pas entre les mains de 2 ou 3 membres de l'association et le but de nos réunions est de mettre en commun nos expériences bonnes ou mauvaises sur les plantes… Savoir le nom latin d'une plante peut impressionner un gogo mais donner des indications sur l'arrosage ou la résistance au froid ou à la sécheresse dénote d'une vraie intelligence de jardinier et il n'y a pas de main verte ou bleu, il y a seulement des passionnés de plantes, ce que nous sommes tous…

Dioscorea (Ignames [testudinaria] à caudex), Tacca (fleur chauve-souris), Liliacées (au sens large) : Smilax (Salsepareille), Convallaria (Muguet), Asparagus, Fragon (Petit-houx), Sanseviera, Beaucarnea, Cordyline, Agave, Yucca, Hemerocalle, Aloe, Asphodèle, Aphylanthe, Jacinthe, Scille, Muscari, Agapanthe, Ails, Ipheion, Tulbaghia, Amaryllis, Hypeastrum, Colchique, Tulipe, Lis, Iris, Crocus, Orchidée, Arum, Lemna (lentille d'eau), Elodée (plante aquatique), Ananas, Anizoganthos, Bananier, Strelizia, Gingembre, Canna, Tradescantia (Misère), Jonc, Carex, Poacée (Graminées), Palmier

Patrick

 

 


Décembre 2006                                                                                                             Numéro 14
grande bordure

Un mot de Patricia
Très tendance : le black

   Depuis déjà plus de 15 ans, je me suis prise de passion pour tout ce qui est sombre en feuillage, fleurs, écorces etc… et qui relève au jardin l’ensemble des teintes assez pastel que je préfère. Je recherche avidement dans les catalogues et autres publications jardinières toutes ces nouveautés, quitte à essayer des plantes qui ne se plaisent pas du tout chez moi. Il faut dire que la plupart préfèrent tout de même une ombre légère.

 Mon jardin ne réunira ces conditions optimales que d’ici une petite  vingtaine d’année lorsque les arbres auront suffisamment poussé pour transformer mon bout de terre aride en havre de tiédeur !!!…

 Peut-être me fais-je quelques illusions ……….Mais l’espoir fait vivre n’est-ce pas !!!!……… et tenter toujours de nouvelles expériences est tout de même le défi que se lance la plupart des jardiniers.
 
Il y a 15 ans, il n’y avait pas encore beaucoup de choix. On trouvait le plus grand choix chez les arbres et arbustes : les Prunus pourpres, les Cotinus, les Berberis et les érables si difficiles à acclimater chez nous. Une des premières vivaces à faire son apparition fut un Ajuga à feuilles pourpre très sombre qui tapisse remarquablement les coins d’ombre un peu humide. Puis voici il y a environ 5 ans la nouvelle mode « Black and White » et ce n’est pas fini !……….Même les légumes et les fruits se mettent à la mode et l’ont voit arriver les pommes de terre noires, les tomates noires, les carottes et autres haricots.

Si vous êtes comme moi, scrutez les nouvelles introductions, il y en aura bien quelques unes qui s’acclimateront chez vous.
Voici une liste de vivaces
LES FEUILLAGES :
 Heuchera ‘Obsidian ‘
 Euphorbe ‘Chameleon’ –
 Geranuim pratense ‘Dark Reiter’  et ‘Espresso’
 Sedum ‘Matronna’  et ‘Black Jack’
 Bergenia ‘Ballawley’
 Rumex ‘Rubrifolia’
Cimicifuga ‘Brunette’
Salvia lyrata ‘Purple Knock-out’
Salvia officinalis purpurascens
Eupatoire ‘Chocolate’
Rodgersia ‘Chocolate Wings’
Ligularia
Fenouil Bronze
Ophiopogon planiscapus ‘Niger’
Dahlia fleurs et feuillages
                                   
LES TIGES NOIRES :
Bambou noir
Aster ‘Lady in Black’
Aster cordifolius ‘Little Carlow’
Agapanthe intermedius
Certains rosiers et Pittosporum (feuillage et tiges)

LES FLEURS
Viola cornuta ‘Bowles Black’ et ‘Molly Sanderson’
Allium sphaerocephalon
Rudbeckia ‘Tulipe noire’
Iris noir
Rosa ‘Black Bachara’ (la rose la plus noire)
Ancolie ‘Roman bronze’
Penstemon ‘Black night’
Knautia macedonica
Scabieuse ‘Chile Black’
Lysimaque atropurpurea (fleurs et feuillage)
Angélique ‘Gigas’
Alcea Rosea ‘Nigra’
Tacca (Plante Chauve-souris)

LES GRAMINEES :
 Pennissetum Setaceum Rubrum ( -5°C)
 Millet ‘Purple Majesty’

Je n’ai parlé que des vivaces. Il y a de nombreuses obtentions chez les arbres et les arbustes, mais certains sont encore confidentiels.  

Patricia

A Collobrières …
nous avons mouillé un peu plus que la chemise…

   Nous étions 27 personnes le 12 novembre à cette sortie dans le Massif des Maures, théâtre des exploits de Maurin des Maures (roman éponyme de Jean Aicard). Un vaillant guide allait en tête, très compétent et très apprécié, Thierry Ménard. Sur le parking, il fourbissait déjà ses armes et nous donnait un très sérieux cours de géologie sur les roches métamorphiques (les Maures sont constituées en majeure partie de schistes cristallins et représente avec l’Esterel les plus vielles terres de Provence).
   Puis nous nous enfoncions  dans cette forêt, attentifs aux indications de Thierry ; ces sous-bois sont riches en cytises, en cistes, en fougères (aigles…), en bruyères communes ou callune (Calluna vulgaris  dont un des composants est l’éricodine doté de puissants effets désinfectants) et en bruyère arbustive (Erica arborea qui fournit le bois pour la fabrication des pipes) sans oublier les arbousiers aux fruits comestibles et fleurs odorantes.
     Cette forêt est à prédominance de chênes-lièges (Quercus suber), de chênes sessiles, de chênes pubescens (Quercus pubescens), des chênes verts (quercus ilex) et aussi de pins et de châtaigniers (certains énormes).
   Précision : la distinction entre le chêne pédonculé ((Quercus robur) et le chêne sessile se fait par les fruits, car ceux du chêne pédonculé ont un pédoncule et ceux du chêne sessile n’en ont pas (quand j’étais petite mon frère me confectionnait des pipes avec les cupules des glands des chênes pédonculés…) .Le chêne pubescens est le chêne blanc, le chêne truffier.

   Nos efforts nous conduisirent au plateau Saint Lambert, havre de paix aux prairies verdoyantes où paissaient d’innocents moutons (Téquila ! Au pied !).   Erigés pour l’éternité, des menhirs (2.90m/3.60m, les plus grands de Provence), semblaient sortir de terre au cœur de ces prairies illuminées par les chatoyantes couleurs d’un automne exceptionnel cette année. Les châtaigniers étaient aussi de la fête, plus majestueux les uns que les autres, immortels, celui de Mme Sévigné gisant à terre  à la ferme Saint Lambert. Ayant brûlé il y a des années, il exhibe sa dernière tranche de vie aux promeneurs ébahis devant cet ancêtre.

   Remerciant Thierry Ménard pour sa gentillesse et sa disponibilité,  je vous dis à bientôt pour une prochaine sortie.
Hélène Gaudin

thierry menard

Accompagnateur Thierry Ménard.

Vins de plantes
(Suite et fin)

Gentiane : faire macérer 30 grammes de racines découpées dans un verre d'alcool à 90° pendant 48 heures. Ajoutez alors un litre de vin blanc sec et continuer la macération pendant 10 jours, filtrer, sucrer suivant votre goût et boire un verre avant le repas pour stimuler l'appétit et reprendre des forces.

Mélisse : faire macérer 50 grammes de feuilles dans un litre de vin blanc sec pendant 24 heures. Filtrer et sucrer au miel légèrement. Prendre plusieurs cuillères à soupe dans la journée pour retrouver la former et des forces quand l'organisme est fatigué.

Eau de mélisse : on fait macérer pendant une semaine 120 grammes de feuilles de mélisse, 30 grammes de coriandre, de muscade et d'écorce de citron, 15 grammes de cannelle et de girofle, le tout dans un litre d'alcool à 90°. Filtrer, ajouter un sirop obtenu en faisant fondre un kilo de sucre dans un litre d'eau. Bien mélanger et mettre en flacons. À utiliser avec précaution à raison de une cuillère à café dans de l'eau ou une tasse d'infusion de mélisse, une à deux fois par jour contre les maux de tête.

Menthe : sirop avec 50 grammes de menthe poivrée et de menthe verte, à faire macérer dans un litre d'eau au bain-marie pendant une heure. Filtrer, ajouter 1,5 kg de sucre et donner un bouillon. Laissez refroidir et mettre en flacons. Prendre une cuillère à soupe de 2 à 3 fois par jour, pure ou étendue d'eau dans les cas de digestion difficile, colique ou intoxication.

Origan : on fait macérer 50 grammes de fleurs dans un litre de bon vin rouge pendant une semaine. Filtrer et sucrer au miel pour prendre un verre après chaque repas comme tonique facilitant la digestion.

Pissenlit : on fait macérer pendant 10 jours 50 grammes de la racine concassée dans un litre de bon vin rouge. Filtrer, sucrer légèrement et prendre 2 petits verres par jour pour calmer les coliques hépatiques, la goutte et soigner les engorgements du foie et la jaunisse.

Romarin : avec 50 à 60 grammes de la plante entière à macérer dans un litre de vin blanc pendant 15 jours, filtrer, ajouter un peu de miel et bien mélanger pour prendre comme vin fortifiant et diurétique contre la grippe et la bronchite.

Sauge : faire macérer dans un bon vin rouge 40 grammes de feuilles pendant une semaine. Filtrer, ajouter un peu de sucre pour prendre un petit verre après les repas comme stimulant et régulateur des voies digestives.

Patrick

La spiruline
L’aliment naturel le plus riche au monde

Dans le cadre des sorties de l'association, un petit groupe a visité le 8 octobre dernier, la ferme aquacole du domaine TRAVERSE  où est cultivée et vendue cette micro algue.

Faisons un petit tour d'horizon sur son origine, sa culture en pays varois, et surtout ses vertus extraordinaires….

La spiruline est une micro algue bleue microscopique de la famille des phytoplanctons (cyanophycées). Elle est présente sur terre depuis plus de 3 milliards d'années, et était utilisée traditionnellement par les Aztèques et les tribus du lac Tchad qui ne rencontraient pas de problème de malnutrition. Elle a été redécouverte dans les années 60 pour sa richesse inégalée en nutriments essentiels, protéines, minéraux, oligo-éléments, vitamines et antioxydants. Elle tient son nom de sa forme spiralée. Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique en France a donné, en 1984, un avis favorable pour la consommation humaine de toutes les algues spirulines. Depuis, les recherches ont beaucoup évolués et on a trouvé de nombreuses applications possibles de la spiruline, notamment dans le domaine médical.

A la Crau, la Spiruline est cultivée depuis un an, par un couple sympathique et passionné.
Dans des serres vitrées et fermées, l'algue se développe dans des bassins d'eau salée (1000m2) où l'apport de bicarbonate équilibre le Ph. L'eau toujours en mouvement, doit restée entre 20 et 39° (au-delà l'algue meurt). La profondeur des bassins ne dépasse pas 15 cm. On obtient 25 % de multiplication par jour.  La souche provient de l'Institut Pasteur
Avec 10 kg d'algues récoltées, tamisées, pressées doucement, on obtient 1,7 kg de Spiruline séchée pendant 6 heures. La petite algue se présente alors sous forme de brindilles, obtenues à partir d'une culture attentive réalisée sans fongicide, ni herbicide, ni insecticide.

spiruline
Spiruline en brindilles

Jean-Louis, agriculteur soucieux de sa planète et de son prochain, produit de façon propre pour notre environnement. La culture de la Spiruline est une réponse possible aux problèmes de famine et de malnutrition qui sévissent sur notre planète. C'est sur ce constat que Jean-Louis a fait de sa ferme un outil pédagogique destiné à apprendre à produire de la spiruline à tous ceux qui le souhaitent.

De haute valeur biologique et nutritionnelle, l'algue améliore la forme physique et nourrit judicieusement l'organisme car elle contient du fer, des acides gras essentiels (oméga 3-6), des vitamines (A, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12 et E), du magnésium, manganèse, phosphore, sélénium, zinc, cuivre et calcium. Elle est aussi très riche en enzymes comme la chlorophylle, le bêta carotène, la superoxyde dismutase.

Toutes les richesses contenues dans la Spiruline sont décuplées par le fait que sa membrane cellulaire est extrêmement soluble, elle se dissout au contact de la salive et libère les substances qu'elle contient. C'est un produit de haute qualité dont la dose journalière est de 3 à 5 gr (sachet de 100 grammes en brindilles). Son goût n'est pas désagréable.
Si vous voulez faire le plein d'énergie pour l'hiver, lutter contre la fatigue physique, éviter les carences alimentaires, redonner de l'éclat à votre peau, vos ongles et vos cheveux, stimuler votre système de défense naturelle, alors  n'hésitez pas….

Vous pouvez commander  la Spiruline directement au Domaine TRAVERSE
Soit par téléphone au 04 94 00 96 60 (envoi postal dans toute la France)
Soit par courrier au Domaine Traverse 541 chemin des Religieux  83260 – LA CRAU
Soit par internet : jltraverse@wanadoo.fr  ou www.sens-nature.com

Brigitte
Les favoris de Rêves et Jardins
Cake aux marrons et aux champignons

Pour 6 personnes :
150 gr de marrons épluchés, 1 noix de beurre, un oignon finement haché, une gousse d'ail réduite en purée, 100 gr de champignons de Paris finement hachés, une cuillère de thym, une cuillère à soupe de sauce soja, du bouillon de légumes, deux œufs, 100 gr de crème fraîche, 150 gr de noix hachée, 75 gr de chapelure, 2 feuilles de sauge ciselées, du persil haché, sel et poivre

Faire cuire les marrons à la vapeur et les réduire en purée, faire revenir l'ail et l'oignon dans le beurre, ajouter les champignons, le thym la sauce soja et un peu de bouillon de légumes.
Mélanger les œufs, la crème, les noix, la chapelure et les herbes, saler et poivrer.
Bien mélanger et verser le tout dans un moule à cake, au four à 200° préalablement préchauffé.
Faire cuire 30 mn et servir froid ou chaud.

Brigitte

La guerre de l’ortie
De quoi s’agit t-il ?

Et oui, tout le monde en parle mais que se passe t-il exactement ? Voici une tentative de résumé faite à partir d’un article très complet et très clair paru dans la Gazette des Jardins et que je vous recommande vivement ;
Comment l’affaire éclate :
Le 31 août 2006, deux inspecteurs (Répression des Fraudes et Protection des Végétaux) saisissent de la documentation pédagogique et dressent procès verbal à Eric Petiot, élagueur de son métier et qui est un fervent défenseur des extraits à base de plantes à utiliser au jardin. Il diffuse son savoir par le biais de stages et est un des auteurs du livre « Purin d’ortie et compagnie ».
Ce qu’on lui reproche :
Sans le vouloir il est coupable de « recommandation de produits phytopharmaceutiques non autorisés ».
Ce que dit la loi :
Du 5 janvier 2006 : «  sont interdites la mise sur le marché, l’utilisation et la détention par l’utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s’ils ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre ». puis « toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l’article 1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d’emploi fixées dans ces autorisations ». Tout ça est très bien et personne ne mentionne les produits naturels issus de plantes fermentées.
Ce que voit l’administration :
La loi s’applique à tous , y compris les jardiniers, qui n’ont pas le droit de confectionner des produits phytopharmaceutiques de leur invention ( 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende), s’ils en donnent à leur voisin avec la recette ça devient 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Si l’on considère que le purin d’ortie a des propriétés insecticides et le purin de prêle des propriétés fongicides, il y a délit.
Les réactions
Pétitions, infos dans les grands journaux, mails, etc.… du coup le Ministère de l’Agriculture fait un communiqué pour calmer le jeu et dire que l’utilisation personnelle n’est pas interdite, mais ça ne change rien à la loi qui en fait est claire du moment qu’on considère qu’il y a des substances actives : pour un juge il y a infraction.
Ce qu’il ne faut pas changer
En principe les lois sont utiles et protègent le citoyen. Cette loi remplit son rôle quand elle s’applique aux produits issus de l’industrie, molécules de synthèse ou naturelles mais concentrées avec d’éventuels adjuvants. Un organisme indépendant évalue les risques des produits et peut même retirer du marché un produit autorisé si des faits nouveaux et inquiétant surgissent.
Ce qui cloche
En prêtant des qualités insecticides, fongicides et stimulantes à des préparations naturelles  ont les fait passer sous cette loi. Il existait en fait un status quo : on ne disait pas à quoi ça servait et du coup on tolérait la production et la commercialisation de ces produits.
Pourquoi donc ne pas homologuer le purin d’ortie ? D’abord ce sont des procédures qui coûtent très cher (plusieurs dizaines de millions d’euros) et durent longtemps (de 5 à 10 ans) et puis c’est un produit variable par nature et difficile à analyser ; mais le Ministère propose en douce des normes moins contraignantes. Hélas cela ne résoudra pas le problème, pour beaucoup d’entreprises ça sera trop cher et puis les préparations maison ?
Ce que réclame le collectif qui s’est formé
Il faut extraire les produits naturels de l’application des articles de cette loi, laissant ainsi aux vendeurs et producteurs la possibilité de continuer à commercialiser les produits existants.  Mettre en place des normes adaptées pour les produits naturels commercialisés. Accorder une totale liberté pour la circulation et l’utilisation des savoirs.
Conclusion
Je crois que tout le monde devrait se préoccuper de ce problème et penser à la réaction qu’il faut avoir. Ces lois qui interdisent tout ce qui n’est pas autorisé sont inquiétantes, jusqu’à maintenant on n’était pas autorisé à faire ce qui était expressément interdit, et il y a là une différence très importante …. à méditer.

Pour d’autres renseignements :
 www.terran.fr
 www.tela-botanica.org
www.garancevoyageuse.org
Michèle d’après La Gazette des Jardins

 

La saga des plantes (Episode 7)
Les plantes à graines

Par « mauvaise habitude », le terme évolution ne peut se rapporter qu’à une amélioration, selon bien sur des critères humains
L’évolution animale a donné le plus évolué de tous : L’homme, et l’évolution végétale parfaite a donné les plantes à graines.
Si l’évolution animale peut toujours être représentée sous forme d’arbre, chaque branche se rattachant à un tronc commun, ce que confirme les nombreux fossiles de forme intermédiaire retrouvés dans des terrains qui permettent de remonter le temps, il semble de plus en plus que l’évolution végétale n’a pas suivi les mêmes mécanismes (évolution parallèle).

Il est évident que les humains n’existaient pas à l’époque des dinosaures (sauf en fiction), mais les fossiles de végétaux, bien que beaucoup plus rares que les fossiles animaux, montrent au contraire que des plantes à graines  (proches des pins et sapins actuels) donc déjà très évolués, ont vécu dans les forêts houillères, avec toutes ces plantes que l’on considère comme leurs ancêtres (les idées d’il y a plus de 20 ans sont périmées).
Actuellement on connaît, pour notre époque, trois groupes de plantes à graines n’ayant, semble-t-il, que la possession de graine en commun (se rappeler qu’une graine porte ce nom si la fécondation s’est faite sur la plante mère et que l’embryon a été nourri sur place, les réserves ne se faisant qu’après la fécondation). On pense qu’il s’agit d’un stade évolutif atteint par plusieurs phyllus et il y a peut être longtemps.

On distingue donc :
             Les gymnospermes (pins, sapins, etc …)  arbres qui ont laissé des fossiles, mais dont la graine n’est pas protégée par une enveloppe spéciale
            Les angiospermes (toutes les autres plantes que nous voyons) dont les traces connues sont les plus récentes. Mais quelles traces d’une herbe a-t-on la chance de trouver 130 millions d’années au moins avant nous ? Pour les reconnaître il faut avoir un fruit (graine avec enveloppe protectrice supplémentaire).
Parmi ces angiospermes on distingue les monocotylédones (les réserves de l’embryon sont dans une seule feuille) et les dicotylédones (où les réserves sont dans deux feuilles).
On suppose que ces deux types ont un très lointain ancêtre commun …

Les Gnétophytes ou Hemi-angiospermes ou Chlamydospermes : l’abondance de noms montre l’indigence de nos idées. Ces plantes ont des graines mais ne peuvent être placées ni dans les gymnospermes ni dans les angiospermes. Peut être représentent-elles des groupes indépendants …
Pour l’instant on ne leur connaît aucun fossile ancien sûr….
coupes de graines
Schémas de coupes de graines
A : gymnospermes (pin) : 5 cotylédons
B : angiospermes : dicotylédones (amande) : 2 cotylédons
C : angiospermes : monocotylédones (blé) : 1 cotylédon
 1 : embryon
 2 : cotylédons, avec les réserves chez B
 3 : réserves hors des cotylédons
La prochaine manifestation à St Roseline devant avoir pour thème le monocotylédones, voici quelques renseignements :

Les Monocotylédones
 En plus des graines, elles présentent beaucoup de points communs, ce qui laisse supposer qu’elles sont toutes issues du même groupe ancestral.
Palmiers ou orchidées, pieds de blé ou yucca, on retrouve toujours :
- des fleurs construites sur le type 3
- des feuilles à nervures parallèles, pour le plus grand nombre
monocotylédone

Feuille de 90 % des monocotylédones herbacées actuelles : Iris, lis, blé, orchidée, poireau, etc.

Les feuilles se rattachent directement au reste de la plante. Cette disposition est –elle la première ?
salsepareille
Feuille de salsepareille (Smilax aspera) :
Des nervures parallèles et un pétiole.

Par contre les palmiers, les bananiers et les Arums ont des feuilles à architecture parfois différente, représentent-ils une autre branche ?

Toutes sont des « herbes », même si cela n’apparaît pas chez certaines.

Si le cocotier (Cocos nucifera) atteignant 30m et la lentille d’eau (Lemna minor) de 15millimetres, sont cousins, il faut logiquement envisager que le groupe ancestral vivait il y a fort longtemps. De même si les agaves ne sont qu’américaines et les aloes essentiellement africaines, tout en étant adaptées aux même conditions de vie, il faut supposer qu’elles se sont séparées au moins avant la déchirure entre l’Amérique du sud et l’Afrique (130 millions d’années), époque où l’on a retrouvé des fossiles de palmiers.
L’origine des monocotylédones actuelles doit être recherchée  beaucoup plus loin dans le temps… Mais encore faut-il envisager cette possibilité.

Certaines monocotylédones actuelles sont tellement bizarres et leurs fleurs ainsi que leurs graines presque impossibles à voir que, si on ne les avait pas vivantes, on ne saurait où les placer. C’est le cas des Tillandsia (filles de l’air) de la famille de l’ananas et en particulier de Tillandsia usneoides (barbe espagnole) accrochées aux branches, d’une longueur indéfinie et sans racines …

 

tillandsia

Tillandsia usneoides : tiges et feuilles, organisation modifiée par la vie dans les branches

Jocelyne

 

Mars 2007                                                                                                               Numéro 15


Un mot de Patricia

DROLE  D ‘HIVER !!!
Les trois hivers passés nous avaient laissé croire qu’une petite période de glaciation était en train de s’installer sur notre midi avec respectivement (enfin, ici chez moi à Trans) pendant l’hiver 2004 :  –7° , hiver 2005 :  -8° et –9° l’hiver 2006 (une seule nuit).
L’hiver 2005, je m’en souviens très bien, il a pratiquement gelé toutes les nuits pendant 2 mois. Les 15 premiers jours de janvier à certains endroits du jardin, les températures ne sont pas redevenues positives dans la journée.
J’ai tremblé tous ces hivers là pour mon jeune Jacaranda qui ne faisait que raccourcir d’année en année, pour redémarrer tardivement toujours plus bas, me faisant craindre une disparition totale.
Surprise pour tout le monde cette année. On recommence à parler de réchauffement climatique. En reprenant mes vieux cahiers de jardinage, je relis qu’en 92-93, il y avait eu beaucoup d’eau et trois nuits de suite le thermomètre était descendu d’abord à –5° puis –3° pour remonter le quatrième jour à 0°. Ce fut notre hiver. Hiver 93-94 une seule gelée à –5°. Inondations à Trans. On a vraiment une mémoire courte !
Et bien, cet hiver a été particulièrement doux ! Et qui s’en plaindra ! Pourquoi devrait-on  le payer d’une façon ou d’une autre ?     
Quant à moi, je suis ravie ! Le Jacaranda commence seulement à perdre ses feuilles en dégageant cette fameuse odeur de caramel. Il va repartir sur les branches de l’an dernier qui n’auront pas gelé et va enfin recommencer à pousser. Il y a eu des fleurs tout le temps. L’Anisodontea  a  constamment  fleuri. Les dernières roses fanent en ce moment alors que pointent déjà les jacinthes et les jonquilles. Les Iris étaient en fleurs à Noël. Ma plus grande joie et qui a

 

fait l’émerveillement de tous a été l’Hardenbergia (liane à fleurs de pois pourpre) qui est encore couverte de grappes fleuries.
Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas ; et réchauffement ou pas, il faut sûrement s’attendre à avoir encore des saisons plus froides que d’autres, de la neige aussi qui ravit pour quelques heures les enfants et les plus grands (que c’est beau un mimosa en fleurs sous la neige !). Et puis, pour notre plus grand bonheur, des hivers comme celui de cette année, particulièrement doux.  C’est le propre du jardinier, savoir s’adapter au temps qui passe et faire avec ce que la nature lui offre.     

Patricia

Exposition à Ste Roseline
19 et 20 mai
Monocotylédones

Le thème de notre petite exposition annuelle à St Roseline (Fête de la Rose et des fleurs les 19 & 20 mai) sera les Monocotylédones. Cette présentation va faire appel à tous les volontaires pour aider à placer plantes et étiquettes le vendredi 18 mai après-midi. Quant à samedi et dimanche, lorsque vous serez présents, peut-être pourriez vous guider et répondre aux questions qui seraient posées ?

Dans cet immense enchevêtrement de plus de 35 000 espèces, les botanistes ont essayé de trouver des classifications servant de fil conducteur. Malheureusement il existe plusieurs écoles qui ne sont pas d'accord sur tout. Pour cette exposition nous suivrons la plus utilisée en France (voir Encyclopedia Universalis) en conservant des bases simples.
Les ORDRES présentés seront :
- Palmales (palmiers) et Arales (Arum) ayant en commun une protection générale des groupes de fleurs : la spathe.
- Les Liliales, ordre immense et un peu fourre-tout avec : les Agavacées qui n'existent pas naturellement France ; les Liliacées, à fleur de type lis, avec 6 étamines et l'ovaire (partie femelle centrale) indivisible au-dessous de la fleur ; les Amaryllidacées ayant le même type de fleurs mais l'ovaire est visible au-dessous ; les Iridacées qui n'ont que 3 étamines. Dans les familles pour lesquelles l'entente est loin, celle des Dioscoracées qui ont des feuilles ressemblant à celle de certaines dicotylédones, en France on n'a que 2 espèces échappées à la dernière glaciation, l'herbe aux femmes battues (Tamus communis) est l'une d'elle.
- Les Zingibérales (proches des Liliales) qui ont des fleurs à symétrie bilatérales et n'existent pas naturellement en Europe. Mais elles sont connues partout. On les partage en Musacées (bananier, à 6 ou 5 étamines) les Zingibéracées (gingembre, curcuma) à 1 seule étamine, Cannacées (Canna) à 1/2 étamines.
- Les Commélinales (Tradescantia ou Misère), toutes des immigrées, ainsi que les Broméliales (Ananas) adaptées à la sécheresse qui en seraient des cousines. Les joncs européens seraient aussi des cousins éloignés.
Les Australiens leur ajoutent la Massette (Typha) d'Europe, la Jacinthe d'eau (Eichornia) d'Amérique tropicale et les rubans d'eau ou Sparganium d'Eurasie, insondables classifications... Mais ici Typha est une Typhacée et Sparganium est une Sparganiacée comme le classent les flores françaises.
- Les Orchidales, les Juncales (Jonc) les Poales (ex Graminées : le blé etc.) les Cypérales (Carex, papyrus...) sont connus par tous sous des noms plus courants.
Enfin il existe un ensemble de plantes réunies par leur mode de vie en présence d'eau (écologie identique) mais classées dans des ordres différents.

Seront donc présentées, en pots, en bouquets ou en photos, de nombreuses plantes, toutes monocotylédones, connues ou inconnues du public. Toutes seront accompagnées de petites fiches d'identité. Qui veut bien participer à la présentation de ses fiches dont le modèle est le texte seront fournis ?

Jocelyne
La saga des plantes (Episode 8)
suite des monocotylédones

Les palmiers
« Princes du monde végétal » (Linné, XVIII siècle)

De la famille des Arécacées, autrefois appelée Palmae ou Palmacée, on en connaît environ 190 genres et 2800 espèces, et on en découvre encore. Par contre, sous l’action humaine, certains ont disparu définitivement, comme un Jubea (sorte de cocotier) qui vivait sur l’île de Pâques avant l’arrivée des hommes, et dont il ne reste que quelques fragments de noix. D’autres sont au bord de l’extinction avec un seul sujet connu et des graines que l’on n’arrive pas à faire germer…
Arbres par leurs dimensions et leur port, ces plantes sont pour les botanistes des herbes géantes : elles ne possèdent pas les structures qui permettent aux vrais arbres de faire grossir le tronc. Durant les premières années après la germination, la plante augmente le diamètre du futur tronc, puis elle  pousse en conservant toujours le même diamètre : on parle donc plutôt de stipe que de tronc. La taille des palmiers peut aller de quelques mètres à 60m (arbres Ceroxylon des Andes) et même 300 m pour certaines formes lianescentes (Calamus et Daemonorops, communément appelés rotins), des régions humides et boisées du sud–est asiatique.
anatomie d'un palmier

Distribution et biologie
Presque tous les palmiers sont exigeants en chaleur et en humidité, ce qui laisse supposer que l’origine du groupe a du se trouver dans des zones chaudes et humides. mais on en trouve quelques uns qui peuvent plus ou moins supporter le froid ou la sécheresse, des adaptations nécessitant une forte sélection au rythme des événements terrestres dont l’unité de temps correspond à 10 millions d’années…
En Europe du sud, deux palmiers semblent autochtones :
Chaemerops humilis ou palmier nain, ou faux doum, bien que l’Afrique du nord le nomme Doum. A feuilles coriaces, palmées (en éventail), sa croissance est directement liée aux conditions extérieures  et il peut atteindre plusieurs mètres, donnant de nombreux rejets à la base.
Les premiers dégâts du froid sur les feuilles sont observés entre -9°C et -13°C sauf si la plante a été élevée en serre.. devenant beaucoup plus fragile. Il pousse dans des endroits secs, sans problèmes, même sur les sols pierreux et pauvres, mais en plein soleil. Plante méditerranéenne typique on le trouve spontané dans toute la Méditerranée occidentale, sauf en Corse où il pousse très bien s’il est planté (mais on le trouve en Sardaigne !)
Ses fruits sont des petites dattes brunâtres, sucrées mais très sèches.
Phoenix theophrastii, découvert en Crète en 1967 (palmier dattier), à feuilles pennées et très résistantes au sec, mais que l’on ne trouve pas en jardineries.

En Asie on trouve des espèces résistantes au froid que les jardineries possèdent parfois :
Trachycarpus fortunei (ex Chaemerops excelsa) à feuilles palmées mais qui a des goûts de luxe : sol riche et arrosages réguliers en période sèche(Trachycarpus wagnerianus et Trachicarpus takil sont aussi résistants mais introuvables)

En Amérique : Sabal minor du sud–est des Etats-Unis, simple buisson (le stipe est enterré) supporte le froid mais pas la sécheresse et le vent ; l’exposition importe peu mais il lui faut un sol riche.
Washingtonia filifera, originaire de Californie dans les zones de climat sub-désertique : plante de  terrains calcaires, arides apparemment mais avec eau en profondeur (attention, Washingtonia robusta, malgré son nom, est moins résistant)
D’autres formes américaines seraient intéressant ici pour le jardin, mais il faut les trouver …
Sabal uresana, mexicain résistant au froid et à la sécheresse, à feuilles costapalmées (en éventail descendant le long de la nervure centrale), stipe pouvant atteindre 20m et feuillage bleuté – eau pour les jeunes. Tous les autres sabal ont besoin d’eau en quantité. Tous doivent être protégés l’hiver pendant deux ans après la plantation
Chamaedorea radicalis, montagnes du nord-est mexicain : pas de stipe visibles, feuilles pennées (en forme de plume) ; sol riche, humide, situation mi-ombragée, peut supporter -10°C pas trop longtemps.
Tous les autres palmiers sont surtout des plantes d’intérieur. Pour plus de précisions sur les espèces, voir les livres suivants : Connaissance des palmiers. Edisud., ou Palmiers du monde, D. Jones, Ed. Köneman.

Joceline
Le travail du sol
Ce texte de Patrick date de l’automne passé, il n’a pas pu paraître plus tôt faute de place, mais il n’a rien perdu de son actualité, je vous le transmet tel qu’il est, intéressant et utile aussi au printemps. Michèle

 Automne époque des labours profonds, des grands épandages massifs de fumier et des semailles... Quand le chevalier de La Quintinie écrit ses ordonnances pour les jardins fruitiers et potagers, ce siècle est celui de Louis XIV et ses terrains ceux jouxtant le château de Versailles.
Deux siècles après, rien n'a-t-il changé ?
Pourtant nous sommes au XXIe siècle dans le Var et la révolution industrielle a amené son lot de progrès mais également de nuisances à l'environnement.
C'est pourquoi il me semble important à la veille de la nouvelle période de cultures (plantations d'automne indispensables dans notre région) de rappeler le B. A. BA de tout jardinier à savoir qu'un beau jardin c'est avant tout une bonne terre et que si l'on n'a pas ce que l'on aime (une bonne terre), il faut aimer ce que l'on a, c'est-à-dire faire avec. Le changement intégral de terre d'un jardin étant fort aléatoire et dispendieux " chacun consultera sa bourse, et son plaisir et ensuite prendra le parti qui lui sera le plus convenable... " comme le disait justement J.B.Q. (Jean-Baptiste de La Quintinie).
Mais une bonne terre qu'est-ce ? C'est avant tout un sol vivant, nutritif pour les plantes et agréable à travailler.
Physiquement, un sol c'est le résultat de la désagrégation chimique, par des acides faibles de roches calcaires qui donnent des argiles et la désagrégation physique de ces mêmes roches qui donnera par érosion du sable, des graviers et des pierres plus grosses.
 Le sol de nos jardins se stratifie en trois couches : tout au fond on retrouve la roche mère qui sert de base à l'élaboration du sous-sol. Le sous-sol joue un rôle de drainage et de fixation mécanique des plantes, son épaisseur peut varier considérablement (de plusieurs mètres à quelques centimètres) mais malheureusement, en aucun cas ce sous-sol est nutritif pour les plantes (donc attention aux acheteurs de terre végétale [ce qui n'existe pas]); et puis caviar du sol la dernière couche ou terre arable dont la hauteur varie de quelques millimètres à quelques centimètres et dans laquelle s'enfoncent, et nos outils, et les racines nutritives des plantes, et qu'il convient, non seulement de préserver mais d'augmenter en volume et en qualité.
Vous l'avez bien compris je ne parle ici que de sol argilo-calcaire que nous sommes susceptibles de rencontrer dans la région, c'est-à-dire un sol composé à plus de 50 % d'argile et dans lequel se trouvent incorporé en plus ou moins grande quantité des pierres calcaires qui favorisent son drainage, mais n'influence ni son alcalinité ni sa fertilité (seule la pouzzolane, pierre d'origine volcanique peut enrichir le sol). Les autres sols sont de type sableux, limoneux, calcaires, tourbeux ou argileux ; les types purs sont rares ce qui entraîne des complexes du type argilo-calcaire.
Ce type de sol ou sol lourd est froid, collant, difficile à travailler mais retient bien l'eau et les engrais et devient excellent quand il est correctement drainé. Les sols sableux en revanche sont légers, se réchauffent rapidement, sont faciles à travailler mais trop drainants, s'appauvrissent rapidement en eau et en éléments fertiles : ils sont difficiles à améliorer. Le taux d'acidité/alcalinité souvent voisin de 7 fait du terrain argilo-calcaire un terrain neutre idéal pour la plupart des plantes.
Un sol idéal étant un sol friable, riche en matières organiques, correctement drainé et nutritif  pour les plantes, tous nos efforts devront tendre à corriger le sol dont nous disposons pour atteindre cet idéal...
D'abord par un drainage : chimique en floculant par du calcaire (chaux éteinte, marnée…), physique par ajout de sable ou de graviers, mécanique, dans les cas extrêmes, par pose de drains enfouis.
Ensuite par un bêchage approprié : ni quand le sol est sec (trop dur), ni quand le sol est mouillé (déstructuration de la terre), ici nous n'avons pas de grands gels donc pas de gros labours en automne mais juste un léger travail avant de se servir de la terre pour un semis où une plantation. Compte tenu du climat méditerranéen les périodes les plus favorables sont le début de l'automne ou le début du printemps…
Enfin par des apports : abondants en matières organiques pour restaurer et accroître la fertilité de la couche de terre arable, parcimonieux en ce qui concerne les engrais et les pesticides, le sol les retenant longtemps, à la demande en ce qui concerne les amendements.
Que devez vous faire pour améliorer votre sol? Restituer au sol ce que vous lui avez enlevé par le nettoyage et les récoltes. Comme un jardin ne peut vivre totalement en autarcie il faut donc lui apporter venant de l'extérieur des matières de préférence organiques : récoltes gratuites de composts, de fumiers, de litières... Achats chez les spécialistes d'engrais, de terreaux, de matières organiques fraîches ou sèches...
La première chose à faire consiste à faire analyser votre sol par un laboratoire agréé pour connaître ses richesses et ses carences.
La deuxième chose à faire ce sont les amendements du sol, il s'agit des apports non nutritifs visant à modifier la nature du sol : de la chaux, des marnes dolomitiques (riche en magnésium), du sable, du gravier pour corriger le drainage, mais également de la tourbe, du souffre, des paillages d'aiguilles de pins ou des apports massifs de fumier et de compost pour rectifier le pH du sol.
La troisième chose est de faire un apport d'engrais complet, à faire selon le calendrier (fumure de fond en hiver ou fumure de démarrage au printemps mais surtout pas les deux à la fois) selon les cultures (les légumineuses ne nécessitant pas d'apport d'engrais azotés), selon la nature du sol (un sol trop acide ne retient pas la potasse de) et selon l'hygrométrie (lessivage des engrais sur les sols).
La quatrième chose à faire est l'apport d'engrais spécifiques : encouragement de la floraison et de la fructification par des apports de potasse, verdissement des pelouses ou plantes vertes par l'apport d'azote, encouragement de l'enracinement par des apports de phosphore, phosphates, silicates ou en correction de carences en oligo-éléments (responsable du cul noir) par apport de produits en provenance de  la mer ou des chloroses ferriques ou magnésiques par des apports de chélates…
A part l'analyse de sol qui est faite une fois pour toutes, le reste des travaux est à recommencer périodiquement : le drainage (sauf mécanique), les corrections de pH se font progressivement et à doses modérées ; les apports d'engrais complets se font annuellement ou semestriellement et les apports d'engrais spécifiques se font à la demande.
Le travail au jardin est une école de patience et malheureusement les résultats tardent parfois à se montrer, mais quand ils sont là quel plaisir et quels résultats (rien n'est acquis, il faudra persévérer et recommencer)… Quand j'ai acheté mon terrain pour y construire une maison, c'était un parking empierré qui desservait le stade de football, 10 ans après c'était déjà un beau jardin et aujourd'hui la terre du potager me sert pour tous mes rempotages et cultures fragiles… Que de chemin parcouru !

Patrick
Petite mise au point sur la spiruline

La spiruline (nom commercial), Spirulina labyrinthiformis de son nom scientifique, n'est pas une algue mais une colonie filamenteuse (trichome) de Bactéries, ce qui n'enlève rien à sa constitution chimique.
Chaque bactérie, de 1,5 millième de millimètre, contient de la chlorophylle et peut donc se suffire à elle-même grâce à la photosynthèse. On nomme toutes les bactéries de ce type des Cyanobactéries (ancien nom : Algues bleues, Myxophycées, Cyanophycées, ces termes correspondent à des époques où on n’arrivait pas à les classer). Ces êtres ignorent la reproduction sexuée et se contentent de se fragmenter. Ce sont des Cyanobactéries fossiles qui semblent être à l'origine de l'oxygène terrestre et qui vivaient il y a 3,4 milliards d'années.
Leur constitution chimique est celle de tous les êtres vivants de type végétal, mais leur membrane protectrice est plus facilement digérée, et elles contiennent des pigments transformables en vitamines A, ainsi que des corps gras et des sucres voisins du glycogène (sucre contenu dans le foie). Par contre on n'y trouve très peu de protéines, il est donc impossible à l'homme de se nourrir uniquement de spiruline. Seul les sahariens les consomment, à défaut d'autres choses, mais pas longtemps.

Jocelyne
Les favoris de Rêves et Jardins
Prasopita
Délicieux chaud ou froid pour le pique–nique !

6 poireaux (ou une botte de bettes)
150g de feta
50g de semoule
100g de gruyère rapé
3 œufs
2 feuilles de laurier, un bouquet d’aneth
10cl d’huile d’olive, sel, poivre

Faire revenir 5 mn les poireaux coupés en rondelles dans l’huile chaude. Saler, poivrer, ajoutez l’aneth et le laurier et laisser mijoter 10 mn. Enlever le laurier et ajouter la semoule, les œufs battus puis le gruyère. Dans un plat allant au four, étaler une couche de chapelure puis la préparation, disposer des petits cubes de feta sur le dessus et passer au four chaud (220°C) pendant 25 min.

Michèle

Voyage botanique dans la Drôme provençale
26 – 27 et 28 mai 2007
Encore quelques places !!!

Pourquoi ce choix de voyage ?
Patricia a vécu toute son enfance dans cette région à la frontière du parc naturel du Vercors. Notre organisatrice et ambassadrice nous fera découvrir cette région méconnue, à l'identité profonde.
Les forêts séculaires et les pelouses alpines sont entrecoupées de plateaux, de cascades, et de gorges secrètes. Paysages grandioses parsemés de villages fleuris où l'ambiance est déjà méditerranéenne.

SAMEDI 26 MAI

Départ à  6 h 30 depuis le parking des Malod à Trans.

1er arrêt à Lançon de Provence, café,  petit déjeuner
Fin de matinée visite du parc Jouvet à VALENCE  et pique nique à prévoir.
14 H 30 – visite du jardin Zen d’Erik Borja près de Tain l'Hermitage  (5 Euros)
17 heures – Visite des Pivoines Rivière à Crest – gratuit - achat des pivoines.
19 h – Installation au gîte de la Rivière à Gigors – Repas à 20 H

DIMANCHE 27 MAI

Balade facile toute la journée encadrée par un guide botaniste
Observation de la  faune (chamois – aigle royal) et  la flore des différents milieux :
- Saut de la Druise - Gorges d’Omblèze - La Grande Pissoire
- village de Plan de Baix et Croix du Vélan avec panorama exceptionnel à 360°
Sur la route du retour au gîte, dîner du terroir (spécialités régionales) dans un restaurant   (prix non encore communiqué)

 LUNDI 28 MAI

Matin - Visite du village botanique de Grignan et de son château
Repas ( pique-nique préparé par le gîte ou  "tartines" à la maison de la tartine Grignan)
Après-midi – Visite du village botanique de la Garde-Adhémar et de son jardin des herbes à la française.
Retour à Draguignan dans la soirée.

Nous serons hébergés au gîte la RIVIERE à Gigors dans la Drôme
Ce gîte de France comporte  6 chambres à deux lits jumeaux, une chambre à lit double, et un dortoir de 4 personnes et un grand dortoir au confort spartiate.

FRAIS DE SEJOUR
Séjour au gîte de la Rivière à Gigors comprenant :
Pension complète et une nuitée (un pique nique et un dîner et petit déjeuner) - Prix par personne :  67 €
Possibilité de louer des draps : 2 €
Participation au frais d'accompagnement d'un  Guide  le 27/5          : 10 €
Le transport en mini-bus ou en voiture particulière (covoiturage)  est à l'étude.
Normalement, l'association prend en charge les frais  (essence et autoroute)  pour ce voyage mais, éventuellement, si les frais sont trop élevés, une petite contribution financière sera demandée à chaque participant. Le repas du dimanche soir et la visite payante du "Jardin Zen" seront à  régler sur place par les participants.                                                                         

Coup de cœur
BOUTIQUE D'ECONOMIE SOLIDAIRE
"Semailles 83"

Fabrication et vente :
- de canisses en cannes non fendues très résistantes
- de panneaux décoratifs en cannes fendues et tressées, 
- de petits objets (pelles à sel, salières, etc)
ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h
Ferme des Esclamandes aux étangs de Villepey à Fréjus,  tél. 04 94 81 11 62

(j'ai commandé des panneaux tressés c'est superbe).
Brigitte